‹ Pièces de théâtreChapitre 564 sur 1069 · L'HOTESSE, ADÈLE · texte numérisé non relu

L'HOTESSE, ADÈLE

ADÈLE. Et vous dites qu'il est impossible de se procurer des chevaux ?

l'uotesse. Madame, les quatre derniers sont partis il n'y a pas un quart d'heure.

ADÈLE. Et quand reviendront-ils?

l'hôtesse. Cette nuit.

ADÈLE. Ail ! mon Dieu! au moment d'arriver.... quand il n'y a plus d'ici à Strasbourg que deux lieues. Ah! cherchez

cherchez s'il n'y a pas quelque moyen.

l'uotesse. Je n'en connais pas.... Ah ! cependant, si le postillon qui a amené madame était encore en bas , peut - être consentirait-il à doubler la poste.

ADÈLE. Oui, oui, c'est un moyen

Courez, dites-lui que ce qu'il demandera je le lui doimerai.... Allez, allez. { L' hôtesse sort.) Oh ! il y sera encore... il y consentira. .. et dans une heure je serai près

de mon mari.. . Ah I mou Dicul je n'entends rien ne vois rien... Ce postillon

sera reparti , peul-ètre.... (A /' ho/esse qui reiitri'. ) Eh bien ?

l'hôtesse. 11 n'y est dc'jà plus... L'étranger qui vous a cétlé cetle chambre lui a dit quelques uiots de sa fenêtre, et il est reparti à l'instant.

ADÈLE. Que je suis malheureuse!

l'iiOtesse. 3Iadanie paraît bien agitée?

ADÈLE. Oui. Encore une fois, il n'y a aucun moyen de partir avant le retour des chevaux ?

l'hôtesse. Aucun , madame.

ADÈLE. Laissez - moi alors , je vous prie.

l'hôtesse. Si madame a besoin de quelque chose , elle sonnera.

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