SCENE IV
LUIDGI, pats MICHELEMMA,ef SAL-
FIÉRL
LUIDGI, 5eu/. Du reste, c'est une bonne précaution que d'avoir éteint ce fanal... cela fait que la gondole qui m'a suivi depu s que je suis sorti de chez moi perdra peut-être ma trace... car c'était bien à moi qu'elle avait l'air d'en vouloir, mais en arrivant au coin du canal, j'ai fait une certaine manœuvre qui vous a dérouté mones[iion, de sorte que maintenant je suis bien sûr... (0« aperçoit (a gondole qui suivait celle de Laldgl ; elle aborde et dépose un homme à terre, tandis que Luidgi va frapper à ta porte de Théodora.) Michelemma, Michelemma!
MicHELEMMA, de C autre côté de la porte. Eh bien !
LUIDGI. C'est moi, me voilà... dis à la maîtresse que je suis arrivé, qu'elle soit tranquille.
MICHELEMMA. C'est bicu, reste à ton poste, et ne souffle pas mot.
LUIDGI. Oh! il n'y a pas de danger que je quitte d'ici, ni que je dise à personne pour qui est cette barque... on me couperait plutôt par morceaux... [Se retournant et apercevant la gondole de Salfiéri.) Ah!
SALFIÉRI. Luidgi.
LUIDGI. Le Bravo.
SALFIÉRI. Celte barque est pour la signera Théodora?
LUIDGI. Oui, monseigneur.
sALEiÉRi. La signora doit quitter Venise avec sa fille?
LUIDGI. Oui, monseigneur.
SALFIÉRI. Avant minuit.
LUIDGI. Oui, monseigneur.
SALFIÉRI. Et tu es le gondolier discret qui doit les conduire hors des lagunes?
LuioGii Oui, monseigneur.
siLFiÉRi. C'est bien, je me charge de la besogne.
LTJiDGi. Et moi, monseigneur?
SALFiÉRi. ïoi... lu vas monter dans cette gondole, qui te conduira dans ta maison... dont tu ne sortiras qu'après minuit...
miDGi. Oui, monseigneur.
siLFiÉRi. Tu comprends.
LviDGi. Parfaitement, monseigneur.
Il munte daos la barque quis'dlojgnc.^