‹ Pièces de théâtreChapitre 740 sur 1069 · L.v COMTESSE. Eh bien, ma pauvre enfant · texte numérisé non relu

L.v COMTESSE. Eh bien, ma pauvre enfant

A>GÈLE. Oh! ma mèrel

LA COMTESSE. Allons , te voilà comme lorsque tu étais toute petite, et que le soir, fatiguée d'avoir joué toute la journée, tu venais dormir la tète sur mes genoux ; tu me disais tout alors ; moi , c'était toi. .. pas un det es petits secretsn'échappait à ta mère, et je n'avais pas même besoin de les aller chercher au fond de ton cœur : ils venaient tout seuls au-devant de moi jusque sur tes lèvres rosées... Oh! mon enfant, voyons... qui t'a fait pâle et pleurante ainsi ? quelque chagrin, quelque douleur... quelque amour , peut-être ?..

ANGÈLE , secouant la tête. Oui , oui.. .

LA COMTESSE. Eh bien! à qui veux-lu parler de cet amour, si ce n'est à ta mère?.... Voyons, conte^moi cela. Tune peux aimer qu'un homme digne de toi...

Parle . parle.

A.\GÈLE. Je n'oserai jamais...

LA. COMTESSE. Voyons , écoute... moi aussi j'ai un secret à te confier.

A^iGÈLE. Vous?

LA COMTESSE. Oui... je vais commencer... et quand la mère t'aura tout dit ..à ton tour tu lui diras tout , n'est-ce pas?

.\NGi:LE. Que vous êtes bonne!

LA COMTESSE. Tu cs raisonnable, on peut tout te dire... Puis, tu me donneras des conseils, peut-être.

ANGÈLE. Moi... Ah! vous vous moquez de moi , maman.

L\ COMTESSE. Eh bien ! voilà qu'à mon tour je suis presque aussi embarrassée que toi. Angèle... je me marie.

ANGÈLE , se jetant à son cou. Vous , ma mère?

L.\ COMTESSE. Eh oui... je fais celte folie... mais je ne t'en aimerai pas moins, mon enfant... mais je n'en ferai pas moins tout au monde pour ton bonlieur. . . Ton beau-père te sera un appui , un soutien de plus...

ANGÈLE. Oh! oui, vous faites bien, vous avez rai.son.

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