‹ Pièces de théâtreChapitre 759 sur 1069 · JEANNETON, L'ESPÉRANCE · texte numérisé non relu

JEANNETON, L'ESPÉRANCE

JEANNETON. Saint-Lazare ! Saint-Lazare ! Ah I tu me défends de dire dans Paris que je suis ta cousine... eh bien! j'irai le dire à Versailles!.. Ah ! j'étouffe de colère!...

l'espÉranGE. N'étouffez pas, ma chère îeanneton... j'ai trouvé un expédient pour

me rapprocher de vous... je déserte... et je vous enlève...

JEANNETON, Vécoutanl à peine. Le plus souvent que je veux d'un déserteur pour mari!., et la maréchaussée qui pourrait vous prendre même dans le lit conjugal...

l'espérance. C'est vrai! la maréchaussée aurait ce droit-là!

JEANr^ETON. Ah!., il faut que je me venge de ma cousine , ou que je meure de chagrin !

LESPÉRANCE. Comment Se venger d'une fenune qui est si haut perchée? vous n'avez pas les bras assez longs .

JEANNETON. On peut les rallonger ; M. de Lauzun va revenir... oh! si j'osais! si j'osais 1 et pourquoi pas ? oh! que j'aurais de plaisir à l'humilier à mon tour !

l'espérance. Ravaudeuse adorée.....

voyons, voyons... du calme, de la digni.té; revenez à vous, physiquement parlant.

JEANNETON , comme décidée. Monsieur l'Espérance I

l'espérance. Mon espoir!

JEANNETON. Avez-vous confiancc en moi ?

l'espérance. Oh Dieu!

JEANNETON. Croyez-vous à ma vertu?

l'espérance. Oh ! diable !

JEANNETON. Eh bien ?

l'espérance. J'y crois comme à mou coiuage.

JEANNETON. Eh bien!., écoutez-moi.

Air de l'Apothicau-e.

Comme Dubarry, si j'avais Bientôt une noble origine...

Un bel hôtel, de grands laquais , Avec une brillante berline...

Si j'avais dentell', falbalas !

Que dirais-tu ? rcponds-moi vite !

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