SCENE PREMIERE
GRAlNDIiN , JULIEN , ouïs DUTEIL.
l'Giandin est assis devant une table, Julien lui verse du cafc.)
GRAXDiN. Assez!., assez donc !..
DUTEIL, entrant. Garçon!., du café...
JULIEN. Voilà!..
DUTEIL , apercevant Grandin. Ehl niais.. je ne me trompe pas... c'est le docteur Grandin...
GRANDIN. Bonjour, mon cher Duteil...
DUTEIL. Eh!., comment vous trouvezvous dans un café, docteur?..
GRANDIN , déjeunant. J'ai dans la maison un malade, que je traite homéojiathiquement, et, comme mes visites ne me laisseront pas le tems de rentrer chez inoi ) je déjeune ici... Parce (ju'on est médecin... ce n'est pas une raison pour mourir de faim...
DUTEIL. Au contraire., et je vois que vous n'avez nulle envie de mourir... Vous avez une santé admirable, t
GRANDIN. Il faut bien que je porte avec moi un échantillon de mon savoir-faire.. Un médecin qui a mauvaise mine n'inspire })as de confiance... Je suis donc forcé par éiat de me bien porter.
DUTEIL. Je ne ,vous demande pas de nouvelles de Ai"'' Elise...
GRANDliv. Ma fille se porte comme moi.
DUTEIL. Et vous êtes toujours dans le.<» mêmes intentions à son égard?..
GUANDIN. Cela va sans dire... je suis trop bon père , poiu- vouloir faire son malheur... Vous voyez (jue je ne peux j)as vous la donner pour femme.
DUTEIL. Bien obIi{jé!.. Ainsi, vous croyez que je ne la rendrais pas heureuse?. .
GRANDIN. Certainement!., vous êtes plein de qualités, mais vous êtes un fou , un exlravajjanl avec vos entreprises...
Air du Cheiteaii perdu.
Oui, vous avez la fureur d'enlrcpiendre... Pour un gaiçdn , enlie nous, «:'est foi l bien ; Mais un m;\ri doit loviovu>i s'en deiondre :
LE MAGASIN THEATRAL
11 doit veiller sans cnti'cpveiuUc licn , Faire autrement c'est mciiter le blàiiic...