M-' JOLIVET, SYLVIE
M™*" JOLIVET. Eh bien! vous l'ouvrez ?
SYLVIE. M. Léonard m'y a autorisée, en me disant que cette letti'e renfermait ime bonne nouvelle à laquelle je n'étais pas étrangère.
31"'" JOLIVET. En ce cas, lisons...
SYLVIE , liiatii. « Mon cher ami... »
M'"** JOLIVET. C'est d'un de ses camarades.
SYLVIE, itstml. «J'ai vainement tenté » d'avouer notre amour à mon père... »
M™^ JOLIVET. ÎSotre amour... Et qui donc lui écrit?
SYLVIE, regardant. « Elise... » C'est une f^mme !..
M""<' JOLIVET. Une femme!.. Continue.
SYLVIE, lisant. « Je crains comme to:
» le premier mouvement de sa fureur..
» et je cède à tes instances, car la fuih » est le seul parti qui nous r(,'ste... Ce soir, » je serai au rendez-vous que tu m'as » donné... »
M""*^ JOLIVET. Ah! le monstre!..
SYLVIE. Comme il m'a trompée!..
M""" JOLIVET. Eh bien! ça ne m'étonne pas... il avait un air timide... je l'ai toujours cru un peu jésuite...
SYLVIE. Et me dire de décacheter cette lettre !
M™^ JOLIVET. Puisqu'il voulait rompre, il pouvait s'y prendre autrement.
SYLVIE. C'est indigne!., c'est affreux !
Aiu lie la ('unlredarisc.
Jamais , auiais-j' pu croire, hulas !
Qu'il dût être infidèle?. .
Pour moi , «jueile peine cruelle!
Je n'y survivrai pas.