SCENE I
PALMYRE; ADÈLE, entrant du fond.
PALMTRE.
C'est bien gentil à toi d'être venue de bonne lieure, ça fait que nous aurons le temps de causer avant que la société n'arrive.
ADÈLE
J'ai bien dvi plaisir à me trouver seule avec toi ; car depuis hier toute cette noce me scie le dos! madame la mariée par-ci, madame la mariée par-là... et mon mari qui ne me quitte pas d'un instant... viens donc , ma Blchette ! embrasse-moi donc, ma Bicliette !... cest tannant!
PALMYRE
Mais dis-moi donc comment ce mariage s'est fait ; il me semblait que tu m'avais dit que tu aimais un beau jeune homme?
ADELE.
Mon Dieu oui! et ce qu'il y a de terrible, c'est que je l'ai retrouvé ce matin: il m'est revenu après un mois d'absence.
PALMTRE.
Et il t'a trouvée mariée!
ADELE.
C'est ce qui me fait delà peine, parceque celui - là avait une tournure ! des hanches comme une demoiselle : ça n'est pas comme mon mari qui est tout d'une venue... il a des [)etit('s moustaches et de la barbe sous le menton comme un homme des bois... à la mode, enfin !
PALMYRE
Ell bien! moi, je ne ferai pas comme toi : j'en ai des prétendus à revendre, j'en ai une <|uantité, et je choisirai la qualité qu'il me faut.
ADÈLE
On est joliment trompée là-dessus, va.
Air : Je voulais bien, (de Fea Diavolo.)
Tu verras ça , Toi qu'es encore demoiselle; On croit qu' c'est un' chose bien belle Que le mari qu'on vous donn'ra.
Tu verras ca !
On vous dit que dans vot' ménage Le bonheur s'ra votre y)artage , Et que rien ne vous manquera.
Tu verras ça !
PALMYRE
Je verrai ça !
Tu sais que j'ai du caractère; Rien n'est encore fait, ma chère, Et malgré tout ce qu'on dira.
Je verrai ça.
Souvent j'interroge ma mère; Eir me dit que c'est un mystère :
Mais enfin quand on m'épous'ra...
Je verrai ça !
MADAME POCHET, en dehors.
PALMYRE, criant.
De quoi, maman?
MADAME POCHET, en dehors.
OÙ c'que t'as donc mis la clef de l'ormoire à la vaisselle , pour que je prenne le grand geigneux?
PALMYRE, criant.
Vous ne savez jamais ce que vous faites dr rien! J'y vas. (En sortant.) Attends-moi, Adèle.
(Elle sort.)
gebiisoeesiesfiseoecgeesoisiieoeeeeeeseeoeeeoesseeeieeeeoie SCÈNE II.
ADÈLE, seule.
Ah! si j'avais su (ju' Alfred m'aimait toujours,
CfS»?
MADAME GIBOU ET MADAME POCHET
je n'aurais jamais été madame Lecoq. Je suis trop sentimentale aussi; mais M, Leooq n'a qu'à bien s'tenir ! Ce pauvre Alfred ! il va être malheureux toute sa vie, avec une passion l'omme il en a une pour moi.
eeooeeooooooesooeeoocseoososcsososseesssssoseoeeseeoooosco