A ,MM. LES CURÉS DE SON DIOCÈSE
■I S mars il Ho.
L’assemblée générale du clergé de France de 1780, touchée, Monsieur, de la situation des curés à portion congrue et de leurs vicaires, et pénétrée, ainsi c[u’elle s’exprime elle-même dans son procè.s-verlial, de la nécessité de venir à leur secours, a donné une attention particulière aux divers plans qui lui ont été présentés joour parvenir à une fin aussi désirable. Mais, reconnaissant bientôt, attendu la dilTérence des l^esoins relative à celle des lieux et des ressources, que des règlements locaux mériteraient peut-être la préférence sur une loi générale, elle a désiré réunir sur cette matière toutes les connaissances cj^ui pourraient servir à éclairer ses mesures.
On ne peut. Monsieur, recueillir des instructions plus sûres et c|ui se prêtent mieux aux intérêts des curés portionnaires, qu'en vous consultant vou,s-même sur les détails qui doivent manifester leurs liesoins, et sur les circonstances qui pourront fournir des ressources pour y être appliquées.
A cet effet. Monsieur, et pour faciliter le travail, je place à la suite de ma lettre plusieurs questions auxquelles
vous voudrez bien répondre, article par article, avec clarté et préci.sion.
Vous devez penser c{ue votre réponse méritera, par son exactitude et son impartialité, de servir à former le vœu de ce diocèse touchant les portions congrues, et la possibilité d'une plus ample dotation des curés et vicaires qui sont dans le cas de l'espérer.
Ce vœu sera le mien, et je me projDOse de le présenter, avec tout le zèle possible, à la prochaine assemblée provinciale, d'où il sera porté, avec ceux des autres diocèses, à l'assemlilée générale, dont l'époque est fixée au 23 du mois de mai de la présente année.
Vous ne désirez pas. Monsieur^ avec plus d'ardeur que moi, de voir naître de toutes ces lumières un arrangement qui assure aux curés portionnaires, d’une manière permanente, une aisance proportionnée à la dignité de notiœ ministère.
J’ai l’honneur d’ètre bien sincèrement. Monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur,
7 J. -B. Jo?., Evêque de Chai'frcs.
Vous voudrez bien adresser votre réponse, le plutôt possible, même sous cjuinzaine, à M. l’abbé de Thorigné, vicaire-général et syndic du diocèse, à Chartres.
Cette lettre épiscopale ainsi que le questionnaire qui l’accompagne ont été imprimés par Fr. Le Tellier et Labatte. imprimeurs-libraires à Chartres.
Instructions demandées sur chaque paroisse
A Messieurs les Curés et Décimateurs