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SCÈNE III

.LASSE, Conseiller municipal, GROSMINÉ, à la lôlo dos électeurs du quartier.

GROSMINÉ

3US venons... pour la candidature, puté, Monsieur do Haramburo, I le savez. Le parti radical i le perdant... un homme... spécial !

en effet Tont fait riche !

GROSMINÉ

31 fortune il ne fut jamais chiche, nme ! A la Chambre, il était le doyen.

PAILLASSE

collègue au Conseil, Citoyen, cent, mais dont le nom attire !

je me suis délégué pour vous dire )ulez bien accepter le mandat, Chambre, et plus tard au Sénat...

)yen, a parlé par ma bouche I...

PIERROT

c, amis, infiniment me touche...

PIERROT — POLITIGIKN. V AGI

PAILLASSE

Alors VOUS acceptez ?

PIERROT

Oui, sous condition.

PAILLASSE

Nous nous expliquerons à la réunion.

Bien. Mais puisque la chance auprès de me Un ancien comme vous, mon aimable colh Je voudrais — mes voisins, vous n'êtes pai Parcourir avec vous ce budget au galop, Afin d'avoir, étant tout neuf en ces matièn Sur quelques points douteux, l'appoint de

PAILLASSE

Monsieur, vous m'honorez, mais je ne suis

PIERROT

Vous êtes trop modeste.

PAILLASSE

Oh, non pas !

PIERROT

C'est Car vous devez au Peuple (excusez ma frai La puissance d'esprit qu'en vous le Ciel a r

Mouvement di Quand je parle du Ciel, je veux dire hasard Ne vous y trompez pas.

PAILLASSE

A la bonne heure !

Je ne puis tolérer que des personne.? sa,2:es

ii PIERROT — POLITICIEN. 2« ACTE

Nous assomment encore avec ces radotages !

PIEUROT

Il ne faut pas pour ça, Monsieur, vous désoler. Ce ne sont que des mots 1 des façons do parler.

PAILLASSE

Eh bien ! quand j'éternue, il n'est pas de supplice Que je ne préférasse au que Dieu vous bénisse ! Que font là ces deux mots, Dieu, bénédiction, Je vous prie, à propos d'une contraction Qui chatouille et secoue avec bruit la muqueuse ?

PIERROT

La chose est puérile...

PAILLASSE

Appelez-la honteuse !

PIERROT

Et vous dites, Monsieur, que vous n'êtes pas fort!. Mais vous devez savoir tout... et rien, sans effort, Quand on a cet esprit, cette force dans l'âme, On peut prétendre à tout.

PAILLASSE

Ah, pardon ! je réclame.

Personne, moins que moi, n'a de prétention.

PIERROT

Mais vous avez du moins la noble ambition D'être utile ?

Oh ! pour çii, je m'en flatte.

Eh bien, voyons. Depuis quatre jours que Afin de débrouiller cet énorme budget Chapitre par chapitre, et le chiffre, et Toh J'y vois clair. Nous avons dos dettes colos Quelles que soient d'ailleurs nos ressourc Trop d'emprunts, trop d'impôts! il faut m Tout est là.

GROSMINÉ •

C'est bien dit, bravo !

PIERROT

Pour ce Cher collègue, voyons, quel est donc ce cl Qui porte indemnités au Conseil? A quel tit; Le mandat est gratuit, sans aucun traiten

PAILLASSE

Il n'en va pas ainsi sous un gouvernemen Vraiment démocratique et franchement h^

PIERROT

Quoi, la Démocratie exige honnêtement Que nous nous appliquions six mille franc

Mais sans doute ! Autrement le mot cVÉga Ne serait plus qu'un mot, car le déshérité Ne peut plus accepter de fonction gratuite

PIERROT

Nommez-le Député, Sénateur tout de suit

, légal. Au surplus, je ne discute pas.

e point. Quel est donc, dites-moi, ce repas \ si grassement sur les fonds de la ville ?

uner, huit cents francs ?

PAILLASSE

Mon Dieu, c'est bien facile [nprendre, mon cher. Une commission )y6e au dehors, pour quelque mission, eut pas cependant endosser la dépense...

PIERROT

! Mais ces huit cents francs pour combien ?

PAILLASSE

Vingt, je pense.

PIERROT

'ante francs par tête, eh bien, c'est scandaleux !

GROSMINÉ

fou!

UN ÉLECTEUR

C'est indécent !

TOUS

Oui, oui. c'est monstrueux !

PAILLASSE

ndant...

PIERROT

Là-dessus, mon cher, je suis farouche, euplo, disicz-vous, a parlé par ma bouche :

it-cc aussi par là qu'il mange?

un électeur

Foi Je déjeune à vingt sous, et deux francs

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