A SIMONE
Dans ton berceau fleuri, mignonne, tu reposes, Ayant sur nos douleurs refermé ton œil bleu A jamais dérobé sous tes paupières closes.
Si longtemps attendue, et tu restes si peu !
Et tu pars, emportant tant de si douces choses ! Étoile du matin, couchée avant le soir !
Rayon de poésie, au milieu de nos proses !
Nous pleurons tous, mignonne, et c'est un désespoir : Toi, tu souris, parmi tous ces bouquets de rose Qui font autour de toi comme une apothéose, Et tu semblés dire : au revoir !
27 Mai 1884.
Je bois au convive invisible
Déjà présent, quoique attendu !
Et je dis au Dieu bon, mais inintelligible.
Dont je suis, malgré tout, le rimeur assidu : a Merci d'avoir réglé ce vieux compte exigible :
Pour un prêté, c'est un rendu ! »
n Juin 1890.