SCÈNE II
NICOLETTE
EUe s'assied un moment toute songeuse. Puis elle se lève lente et va à la fenêtre qu'elle ouvre avec précaution.
La belle nuit, hélas ! tout est calme, tout dort, On n'entend plus le choc des armes.
Pauvre Aucassin ! que le bruit de ma mort Doit lui faire verser de larmes !
Las ! que fait-il en ce moment ?
Il se lamente, il se désole !
O doux zéphyr, zéphyr charmant.
Qui sur les feuilles de ce saule Fais scintiller en te jouant
Rayon d'argent.
Va, va porter à mon amant Quelque consolante parole.