SCÈNE XI
Les comédiens du roi ont lu les trois premiers actes du nouvel ouvrage échappé à votre génie , et pénétrés d’admiration pour les beautés sans nombre que vous y avez semées , nous les avons appris tout de suite.
Comment! je ne sais —
FLORIDOR
C’est aux soins bienveillans de M. le surintendant Fouquet , et à l’heureuse prévoyance de M. votre frère, que nous devons le bonheur de connaître Sertorius.
thomas , embrassant Corneille.
Mon bon frère!
Thomas , tu m’as joué mais je t’en remercie de
bon cœur.
THOMAS
Voilà le plus beau jour de ma vie !... eh bien , et votre rime à consuls? —
Je sais bien que tu m’avais deviné ; ce n’est pas un poëte qui croit à la sincère conversion d’un auteur *, mais que veux-tu, il paraît que décidément j’étais né pour ce vilain métier-là... qu’en dites-vous, ma femme?
MADAME CORNEILLE
Oui , mon ami, et la postérité répétera ma réponse.
Vous ne m’en voulez pas ?
madame corneille.
Oh ! je suis trop heureu.se.
THOMAS
Si vous aviez entendu les louanges de toute la cour ! Où donc Corneille a-t-il appris l’art de la guerre? disait
M. de Turenne Oh ! mon frère, que j’étais lier de
vous