VAUDEVILLE
Air : Du Vaudeville des Mémoires d’un colonel.
CATHOS
J’n’entends pas grand’chose aux beaux vers • Mais par ma fin’ tout'bêt’ que j’sommes , J’devin’ sans y voir de travers ,
Qu’mes deux maîtres sont de grands hommes ; Huissiers , recors et gens de loi De n’pas y v’nir je vous conseille ;
Car j’f’rais d’là tragédie.... et j’croi Qu’on en fait d’bonne chez Corneille.
THOMAS
Si je suis selon Despréaux ,
Un vrai cadet de Normandie ;
Si je ne puis dans mes travaux De Pierre égaler le génie ,
Je crois du moins , à l’avenir ,
Que d’une amitié sans pareille Pour signaler le souvenir ,
On nommera les deux Corneille.
ELORIDOR,
France ! en ton sein de toutes parts S’élève un avenir de gloire :
Déjà croît la palme des arts Près du laurier de la victoire ;
Sur de nobles succès fondé L’espoir dans les cœurs se réveille Lorsque l’on voit le grand Condé Pleurer aux vers du grand Corneille.
MADAME CORNEILLE OU public.
Messieurs , celui qui célébra Auguste et sa noble clémence ,
32 “ PIERRE ET THOMAS CORNEILLE , etc.
L’auteur illustre de Cintia Doit vous inspirer l’indulgence :
Par des bravos rassurez-nous Contre la critique qui veille ,
Et daignez détourner ses coups En faveur du nom de Corneille.
[Tous les Artistes du second Théâtre français ont paru à la fin de l'A-Propos, et ont contribué, par leur présence, à donner plus d’éclat à cet hommage rendu à la mémoire de P. Corneille. ]