I. T. XXXIV, Société Impériale d'histoire russe
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On comprend, clans ces conditions, Tanimosité que nourrissait Frédéric-Guillaume contre Georges I^''. Le Roi de Prusse accueillit donc avec la plus vive satisfaction les ouvertures que lui fit le Gzar au sujet d'une entrevue à Havelberg, à laquelle Pierre tenait d'autant plus que Tagitation provoquée contre lui par TAngleterre en Hanovre, dans l'Empire et à Londres môme, lui imposait l'impérieuse obligation de rechercher sans retard Fappui de la Prusse, s'il ne voulait pas perdre le fruit de ses victoires et se voir contraint de reculer. L'entrevue eut lieu le 23 novembre et dura cinq jours. Les deux monarques y cimentèrent leur étroite union. Ils rédigèrent une déclaration aux termes de laquelle ils s'engageaient à se prêter mutuellement leur appui, au cas où l'un des Etats confédérés sortirait de la Ligue du Nord, ou voudrait
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obliger la Uussio et la Prusse, sous un prétexte quelconque, à restituer à la Suède ses anciennes possessions ^ Le Roi de Prusse se faisait donc garantir de nouveau la possession de Stettin qui avait pour cet État une importance capitale, en lui donnant accès à la mer.
Le Czar laissa, en outre, entendre que le mariage de la duchesse de Gourlande avec un prince prussien lui serait fort agréable, et il promit au Roi de recruter tous les ans le régiment des grands grenadiers de cent liommes, pris dans la garde prussienne. De son côté, Frédéric-Guillaume promit au Czar un magnifique cabinet d'ambre qui se trouvait dans Tune des salles du palais de Berlin, et il joignit à ce présent un superbe bateau de chasse, tout doré extérieurement