Dubois. Mémoires
la suite du Czar : « Cette petite Cour est fort cliangeante, irrésolue et du trône à Técurie fort sujette à la colère » ; et parlant de Tauniônier, il ajoutait : « Je crois qu'il ne se môle que de I)oire, il ne parle c[ue le Russien. Le grand prêtre nous surcharge de bougies pour une chapelle et ses gens en vendent en ville. » l^t plus loin : « Il n'est pas possible de faire entendre raison à personne de cette Cour pour aujourtlliui : c'est le jour de leurs Pâques et, pour en célébrer le iuystère avec plus de dignité, ils se sont tous enivrés, hors Sa Majesté Czarienne qui, dit-on, ne boit jamais jusqu'à perdre la raison . Quand ils auront dormi, si je puis en tirer quelque chose de positif, j'aurai Thonneur de vous le faire savoir, »
D'Antin disait : « La Cour est ivrogne sordidement » Et de Nesle : « Toute la mai-
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son (lu C/.ar, cxcoptô lui, s'est enivrée ]XHir célébrer l^àques \ »
Arrivé dans la eapilale, Pieri'c fut conduit au vieux l^ouvre richement décoré en son honneur. Aussitôt il s'étonne d'une pareille somptuosité et, après avoir pendant quelques instants parcouru les salons, il manifeste le désir d'avoir nu logement j)lus simple et il dit à Tessé chargé de raccompagner : « Je veux être libre. »
On le mène aloi's à l'hôtel Lesdiguières près de l'arsenal où il arrive vers minuit, demande un lit de camp et refuse les appartements plus confortables qu'on lui avait préparés à la hâte. A quatre heures du matin, il est debout, s'asseoit à sa table et se met sans retard au travail.
Le lendemain de son arrivée, le liégent