‹ Pierre le Grand et le premier traité franco-russe, 1682 à 1717Chapitre 69 sur 75 · T le l'KK.MJElt TllAITE l'RANCO-U L'SSE · texte numérisé non relu

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Si r importance des secours en troupes et en argent que les alliés se promettaient n'était pas nettement déterminée par la teneur de Tarticle 2, il laissait pourtant le champ libre à une intervention réciproque aussi large et aussi complète que possible en cas de guerre, et il donnait ainsi, dans une certaine mesure, satisfaction au Régent qui touvait dans cette clause des armes suffisantes contre la Maison d'Autriche. La llussie, d'autre part, réalisait, imparfaitement il est vrai, mais en partie pourtant, le projet formé depuis longtemps d'un accord avec la France, (^uant à la Prusse, elle n'obtenait pas officiellement dans l'acte en question la garantie de Stettin après la paix du Nord, le Régent ayant craint de mécontenter l'Angleterre, mais dans l'antagonisme latent entre les Hohenzollern et les Habsbourg,

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elle trouvait un certain appui et elle commençait à s'émanciper de la tutelle humiliante où la tenait la Maison crAutriche. Il est à remarquer, en effet, que le traité d'Amsterdam ne contenait plus, comme celui du i4 septembre 171G, de clauses par lesquelles le roi Frédéric-Guillaume, réservait les obligations qui lui incombaient en qualité de prince de l'Empire.

D'ailleurs, dans une déclaration remise à Kniphausen par le marquis de Chàteauneuf, à Tinsu du Gzar et le jour même de la signature de Taccord à trois, le Régent garantissait à la Prusse la possession éventuelle de Stettin et confirmait en tous points le traité secrètement conclu à Berlin le 14 septembre 171G.

A la suite du traité d'Amsterdam, Campredon fut envoyé en Russie en qualité de ministre plénipotentiaire et Yillardeau

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comme consul. La France allait donc y accréditer des agents diplomatiques et considaires fixes et les relations prirent dès ce moment un caractère de continuité qu'elles ont sans cesse conservé depuis lors. 11 ne restait plus qu'à confirmer et à accentuer ces heureux résultats, mais on est unanime à reconnaître dans les Mémoires de cette époque que, presque tous les hommes politiques français qui prirent part à la direction des affaires au cours du xviii*^ siècle, étaient peu favorables à la Russie et avaient contre elle de grandes préventions. fJès 1726, rebutée par la France, elle se tournait vers TAutriche et concluait avec l'Empereur une alliance « qui devait peser pendant quatre-vingts ans sur la politique européenne'. » Plus tard, pen-

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