CHAPITRE II
SITU ATI 0.\ DE LA FHAXCE
ET DES PRINCIPAUX ETATS D'EUROPE AU MOMENT DE L'ARRIVÉE DU CZAR A PARIS.
Méconlentemeul de rAu'.riclie })ar suilr des traités d'Ltrecht et de Bade. Prétentions de Pliilijipe V à la couronne de France. — Situation presque
T.VBLK DES MATIEUKS MJ i
désespérée de la Suède. — Le duc d'Orléans, poussé par Dubois, se rapproche de l'Angleterre ; nomination de lord Stair à Paris. — Alliance franco-anglaise du 9 octobre 171G. — Accession de la Hollande : triple alliance du 4 janvier 1717. Refus de l'Espagne d'entrer dans l'alliance. — Le Régent se rapproche de la Prusse : ti'aité secret du i\ septembre 171G. — Complot de Gœrtz contre l'Angleterre : il entraîne Albéroni. — Haine du Czar contre l'Angleterre : il donne à Gœrtz son assentiment tacite. — Le duc d'Orléans dévoile le complot de GœvVi. — i\rrestation de ce dernier. — Situation embarrassante du (]zar : il écrit au roi d'Angleterre ; réponse de celuici. — Intérêt de Pierre le Grand à se rapprocher de la France : Mémoire publié à ce sujet en 1710. — Arrivée du Czar à La Haye (décembre 1716). — Il s'abouche avec le marquis de Châtcauneuf. — Dubois s'efforce de contrecarrer les pourparlers. — Instructions données à Chàleauneul : on lui rcconjmande la plus grande prudence. — Cordialité des rapports entre la Russie et la Prusse. — Frédéric-Guillaume P'' veut s unir à la France et à la Russie pour entraver les projets anglais. — Entrevue du Czar et du roi de Prusse à Ilavelberg. — Ils rédigent une déclaration en vue de se prêter umtuellement leur appui. — Le roi Frédéric- Guillaume se fait de nouveau garantir la possession de Stettin. — Animosité des deux souve-
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rains contre l'Angleterre. — Kniphausen est chargé à La Haye d'instructions spéciales pour Châteauneuf ; d'Huxelles lui donne les siennes : il veut contrebalancer l'alliance anglaise par l'alliance russe. — Incertitude où l'on est des résolutions du Gzar quant au rappel de ses troupes d'Allemagne, et au maintien de ses conquêtes. Le Roi écrit à Châteauneuf qu'on ne peut, dans ces conditions, jeter les bases d'un traité d'alliance. — Inquiétude de l'Angleterre. — Visite de lord Stair à Dubois et au Régent : ces derniers cherchent à le rassurer entièrement. — Le Czar manifeste au début d'avril 171 7 la volonté de venir à Paris. — Le Régent s'en montre peu enthousiaste, mais il s'y résigne pourtant. — Curiosité que Pierre éveille en Europe ~i