I. Wiesenei'. Le Régent, l'abbû Dubois et les Anglais
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Simon disait en parlant de Stair : « Il voulait Fenrôler (le Régent) pour ainsi dire de bonne heure avec le roi Georges, par ces offres faites dans un temps douteux, et le lier avec lui, en lui persuadant que leurs intérêts étaient communs ».
Aussi des engagements formels étaientils intervenus entre le Régent et Georges I-'' avant même la mort de Louis XIV ; le Duc recevrait ultérieurement Tappui de FAngleterre moyennant lexpulsion de France du prétendant et de ceux qui Tavaient accompagné dans son exil : notamment d"Ormond et Bolingbroke. L'alliance avec TAnglcterre, impossible sous Louis XW, qui réprouvait profondément le système protestant et parlementaire anglais, se dessinait dès lors dans Fombre.
Quelquesjours après laniort de ce dernier, lord Stair adressait au Régent un mémoire
fort long pour appeler son attention sur les armes et les munitions expédiées de France aux partisans du prétendant, sans opposition aucune de la part des officiers de service dans les ports du nord du royaume. Le Régent promit aussitôt que ce trafic cesserait dans le plus jjref délai; mais, malgré ces assurances, Stair n'avait dans la parole du duc d'Orléans qu'une confiance fort limitée. h]n fait, celui-ci était dans la plus grande indécision ; par crainte de mécontenter certains de ses conseillers qui ne professaient pour l'Angleterre que de médiocres sympatliies, il était toujours plus ou moins flottant et irrésolu. Saint-Simon disait notamment :
« Il fallait se conduire avec elle honnêtement, sans bassesse, et intérieurement la considérer toujours comme une ennemie naturelle qui ne cherchait qu'à détruire
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notre commerce et notre marine ». Stair s'était si bien rendu compte de Tattitude du Régent qu'un Ecossais nommé Douglas avait été chargé par lui d'assassiner Jacques 111. « Le coup ne fut manqué que par l'adresse et le dévouement de la maîtresse de poste de Nonancourt qui enivra Tun des satellites de Douglas, enferma l'autre et lit échapper le prétendant. Jacques s'embarqua pour l'Ecosse, mais revint bientôt sur le continent '. »
Dubois insistait vivement auprès du Régent pour l'amener à rompre ouvertement avec le prétendant et à conclure l'alliance anglaise. Il s'évertuait lui à démontrer l'impossibilité de négocier d'autres alliances, lui représentait que le refus de s'unir à l'Angleterre aurait de nouveau pour