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blie à la suite de sa longue lutte avec la Russie qu'il ne paraissait plus possible de la sauver et il était de Tintérôt de la France de se concilier les sympathies d'un Etat nouveau, que la puissance de la maison d'Autriche inquiétait également et qui recherchait ardemment l'alliance française. Toutefois, par un sentiment de déférence pour la Suède, facile à comprendre en la circonstance, et pour ne pas violer ouvertement le traité de t'^iS, le Héeent refusa de prendre par écrit l'engagement qu'on sollicitait de lui et l'on inséra seulement dans le traité une clause portant, qu'après l'expiration de l'alliance du lioi avec la Suède, Sa Majesté ne lui accorderait plus de subsides'.
Mais les ministres du Gzar et du roi de
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Prusse persistaient dans leur demande primitive et réclamaient du Régent des subsides jusqu'à la conclusion de la paix du Nord, Ils les considéraient toujours comme la légitime contre-partie de l'engagement qu'ils allaient prendre, au nom de leurs souverains respectifs, de maintenir les traités d'Utreclit et de Bade. Le Régent, toujours obsédé par l'idée d une attaque nouvelle de la x\laison d'Autriche, consentait bien cette fois à donner au Gzar un subside de trois cent mille écus à dater de l'expiration du traité franco-suédois et pendant trois années, c'est-à-dire à partir du mois de mai 1718, mais il exigeait, en revanche, que pour l'exécution de leur garantie des traités d'Utrecht et de Bade, le Gzar et le roi de Prusse prissent, de leur côté, l'engagement formel de faire simultanément une diversion dans les Etats qui,
au mépris des traités en question, tenteraient d'attaquer la France'.
Le Régent s'efforçait ainsi d'entraîner la Prusse et la Russie dans une alliance nettement dirigée contre l'Autriche .
La diversion demandée par le Régent était loin de déplaire au Czar. Le traité conclu sur ces bases assurerait en Europe à la Russie la situation qu'elle ambitionnait; elle sortirait de son isolement, deviendrait la principale alliée de la France dans le Nord et entrerait ainsi dans le concert européen, ce qui constituait son plus ardent désir. Une nouvelle page de son histoire s'ouvrirait enfin. Mais la situation financière de l'Empire était alors précaire; la guerre contre la Suède avait épuisé les ressources du trésor. Il fallait en trouver