CHAPITRE IX
tre écrivain en rapportant ce Irait, le 30 mai
Une dernière fois la même talle réunit, autour
d'Olivaint, ses vieux amis de Charlemagne et de l'École normale, dont quelques-uns se disposaient ri l'imiter. Que de souvenirs évoquaient ces fraternelles agapes préparées par le vénérable mentor de Pierre, de Cliarles et de Félix! Xavier, lui aussi, était là, vivement ému. Olivaint les consolait tous, tantôt grave, tantôt souriant. Le repas fini, on le conduisit à la diligence qui devait l'emporter au noviciat de Laval. 11 marchait de son pas ferme et pressé, et le long du chemin, s'entretenant avec celui de ses amis qui, trois mois plus tard, allait le rejoindre : <^ Il nous est assez prouvé, lui dit-il, qu'il n'y a pas pour nous d'autre voie à prendre; nous ne pouvons trop tôt la suivre. Quand viens-tu me retrouver? ~ Dès que j'en aurai fini avec les compositions du grand concours, répondit le professeur d'histoire au collège Stanislas.
« — Bien ! reprit Olivaint tout joyeux. Moi, j'ai la chance de partir aujourd'hui, à la veille même des interpellations. Toi, tu t'en iras au moment du déménagement. « Puis, avec son bon sourire : « Adieu^ mes amis, et vive la Compagnie de Jésus! C'est le beau moment d'y, entrer, quand elle s'en va! »
Et la voiture prit la route de Laval.