‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 122 sur 306 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

tre écrivain en rapportant ce trait, le 30 mai 18711.

Une dernière fois la même lai Te réunit, autour d'Olivaint, ses vieux amis de Charlemagne et de l'École normale, dont quelques-uns se disposaient à l'imiter. Que de souvenirs évoquaient ces fraternelles agapes préparées par le vénérable mentor de Pierre, de Charles et de Félix! Xavier, lui aussi, était là, vivement ému. Olivainl les consolait tous, tantôt grave, tantôt souriant. Le repas fini, on le conduisit à la diligence qui devait l'emporter au noviciat de Laval. Il marchait de son pas ferme et pressé, et le long du chemin, s'entretenant avec celui de ses amis qui, trois mois plus tard, allait le rejoindre : « H nous est assez prouvé, lui dit-il, qu'il n'y a pas pour nous d'autre voie a prendre; nous ne pouvons trop tôt la suivre. Quand viens-tu me retrouver? — Dès que j'en aurai fini avec les compositions du grand concours, répondit le professeur d'histoire au collège Stanislas.

« — Bien ! reprit Olivaint tout joyeux. Moi, j'ai la chance de partir aujourd'hui, à la veille même des interpellations. Toi, tu t'en iras au moment du déménagement. » Puis, avec son bon sourire : « Adieu, mes amis, et vive la Compagnie de Jésus I C'est le beau moment d'y entrer, quand elle s'en va! »

Et la voiture prit la route de Laval.

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