‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 148 sur 306 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

joyeuse, sans affectation ni contrainte. A ses autres modestes fonctions il joignait l'emploi de sous-bibliothécaire, et comme le savant religieux chargé du soin de la grande bibliothèque de la maison laissait peu de chose à faire de ce côté, son adjoint s'était mis tout entier à l'organisation d'un dépôt de livres usuels plus spécialement destinés aux frères étudiants. Un jour qu'avec l'un de ces derniers il était, en grand tablier bleu, un plumeau à la main, perdu dans un nuage de poussière, la porte s'ouvre tout à coup et un de ses anciens camarades s'arrête, un peu surpris, sur le seuil. « Mon cher, je ne t'embrasse pas, dit gaiement le P. Olivaint: vois mes mains! —Toujours le même, répondit le visiteur, toujours le même! C'est ainsi que tu faisais déjà à l'École normale. »

Cette première année de sacerdoce s'écoula vite au milieu de ces travaux obscurs. Et que de fois, placé sur un plus grand théâtre, le P. Olivaint ne se prit-il pas à regretter sa paisible cellule de la rue des Poste» et son humble apostolat de la rue MoufTetard !

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