‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 156 sur 306 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

ferons d'autant plus de bien que vous nous accorderez plus de confiance. 11 faudra bien que vous la mettiez en nous, car nous avons le secret de l'obtenir : Nous vous aimons! »

Ce langage du cœur fut compris du plus grand nombre; les préventions nourries encore par quelquesuns contre ces maîtres nouveaux dont on disait tout ensemble tant de bien et tant de mal tombèrent peu à peu, et le collège de Vaugirard, si riche déjà d'honorables souvenirs, ne cessa dès lors d'accroître, avec le nombre de ses élèves, sa bonne renommée. Cette prospérité grandissante fut avant tout une faveur du Ciel ; mais on peut dire en vérité que nul, après Dieu, n'y contribua plus que le P. Olivaint.

D'abord directeur de la première congrégation et professeur d'histoire, puis préfet des études, enfin recteur du collège jusqu'en 1865, le P. Olivaint prit pour règle de se sanctifier lui-même afin de travailler plus efficacement à la sanctification des âmes que Dieu et Marie lui confiaient : Pro eis sanctipco mepsum.

Mais avant de le montrer toujours saint religieux dans ces diverses fonctions où les épreuves ne lui manquèrent pas, nous voulons signaler un fait touchant qui marqua la première année de Vaugirard. Nous en empruntons le récit à {'Univers1 :

« Lundi dernier, 30 mai, dit le journal catholique, Ie> élèves du collège de Vaugirard, conduits par leurs si vants et pieux directeurs, ont fait un pèlerinage à l'é-

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