‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 200 sur 306 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Voyant, à ces mots, de nouvelles larmes dans les peux de sa mère, il se retourna vers elle et avec un iccent indicible: « Maman, oh! maman, je vous lime tant, je vous aime plus que je ne saurais le dire! Soyez tranquille, tous vos enfants iront au Ciel.»

L'âme d'André, peu après, quitta la terre, accompagnée des prières des religieux ses frères, à genoux mtour du lit de mort, et laissant au deuil de sa mère, de sa fa ille, de ses amis, la suprême consoation de sa viesainte et de son heureuse mort.

C'était le 12 juillet 1870. — Quelques jours plus ;ard, à l'heure où commençaient nos grands désas- :res, le P. Olivaintse mettait en retraite pour la derrière fois avant la prison, et méditant sur la mort, .1 écrivait dans son Journal: « Qu'elle est douce, la ïiort, pour le religieux dont le cœur pur est livré ru Saint-Esprit: patienter vivit, delcctabiliter moritur l. ,e beau moment pour lui ! C'estla fin de toutes les peines, la récompense de tous les sacrifices, le commencement dubonheur sans fin. Qu'elle vienne donc, qu'elle guette, qu'elle frappe; le religieux doit être préparé ; toute sa vie est une préparation. — Exemple touchant d'André de Montalembert dont la derrière parole fut : Je suis ravi.... Et moi, si j'étais iiort dans ces derniers temps, serais-je mort comme \.ndré de Montalembert2? »

André avait demandé à Marie la grâce d'entrer et ie mourir dans la Compagnie de Jésus, fût-ce martyr.»

1. «Vivant en patience, il meurt avec délices. » (Saint Bernai

Parvenu heureusement au terme, et voulant payer sa dette de filiale reconnaissance, ne réclama-t-il pas pour le père de son âme la faveur qu'il avait ambi tionnéepour lui-même?

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