CHAPITRE XYIII
L'arrestation. — La captivité. — La mort.
Dès le matin, on avait eu soin de retirer de l'église le saint Sacrement; deux hosties consacrées, devant lesquelles brûlaient deux lampes, étaient gardées pour le moment suprême dans les cellules du P. Olivaint et du P. Lefebvre, son fidèle compagnon. La journée s'achevait, quand on vint annoncer que les gens de la Commune étaient proche; leur présence venait d'èlre signalée dans la rue de Sèvres, chez les prêtres de la Mission. A sept heures un quart, on se rendit néanmoins au réfectoire, selon l'usage, pour la collation du carême. Le P. Olivaint s'assit à sa place, mais ne prit rien. Tout à coup il est averti qu'un docteur Goupil, suivi d'un dentiste, nommé Lagrange , se présentait à la tête d'une centaine d'hommes choisis dans ce que le 83e bataillon comptait de pire et de plus exalté. Le Frère François Gautier, avec beaucoup de sang-froid et de présence d'esprit, parlementait à la porte et retenait les importuns visi-