‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 282 sur 306 · M. Maxime du Camp, p. £ll · texte numérisé non relu

M. Maxime du Camp, p. £ll

454 P1EKRE OLIVAINT.

« Remerciez bien pour moi, écrivait-il le 17 avril toutes les personnes qui s'intéressent à mon sorti Dites-leur bien que je ne me trouve pas du tout à plaindre; santé assez bonne ; pas un moment d'ennui dans ma retraite que je continue jusqu'au cou: je suis au treizième jour, en pleine passion de Notre! Se.gneur, qui se montre bien bon pour ceux qui essayent de souffrir quelque chose avec lui. De plus en plus soyons à Dieu. Je ne sais rien de mes compagnons. »

Le lendemain, il avait, à son insu, tout prés de lui le P. Yves Bazin, arrêté avec un frère coadjuteur au moment où il allait s'évader de Paris, et qu'on venait d écrouer à ilazas. Celui-ci ne larda pas à deviner, à un triste signe, la présence de son supérieur «Une véritable peine pour moi, mandait-il de sa prison », c'est d'entendre, presque toutes le, nuits les accès de toux déchirants d'un de mes ami, nue vous aimez comme moi. II est très-loin de ma Iule, vers l'extrémité, je crois, de notre long corridor, et sa volx vient jusqu'à moi avec une force qui me fait craindre la rupture d'un vaisseau dans sa poitrine.... Cela fait vraiment mal, alors même que je ne reconnaîtrais pas parfaitement cette voix aimé Apres cela, si l'on ne savait tout ce que le cœur du Hivaint renfermait d'énergie, on s'étonnerait ment de l'entendre dire :

« En somme, je vais vraiment bien de corps, e| pour 1 esprit, il me semble que je fais une retraite de bé-

l. Le 27 avril.

Page 1