CHAPITRE III
que je respecte, c'est pour que nous sachions bien l'un et l'autre où nous en sommes. Je crois sincèrement à la pureté de ton amour pour ta cousine, car je crois qu'elle ne peut inspirer qu'un amour pur. Je te l'avouerai, pendant quelque temps, la jalousie m'éloignait de toi; mais, la main sur la conscience, je puis te dire que ce sentiment n'est plus dans mon 4me. »
Leur amitié resta toujours la même : « Elle m'est bien nécessaire, à moi, je t'assure, ajoutait Pierre Olivaint, car, depuis que tu es parti, je pense à toi chaque jour, chaque jour je voudrais te voir. C'est que tu es bien aimé, et je voudrais avoir l'occasion de t'en donner la preuve ; c'est surtout en reportant mon souvenir sur toi, que je puis dire (pardonne-moi mon plagiat, je copie une de tes phrases) : Dieu est bon, j'ai bien souffert, mais qu'est-ce qu'une souffrance qu'on oublie sur le sein cVun ami?.., Il est deux heures du matin, et, comme tu vois, il est temps que je ferme ma lettre. »