Le R. P. Olivaint, Journal des Retraites, t. I, d
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bien, mon père, dit-il, et j'aime bien ma mère;
cependant il y a dans l'affection que j'ai pour eux une nuance. Su] que mon père fût en dan-
ger de mort et qu'il fallût, pour le sauver, boire du poison; je demanderais : n'est-il pas quelque autre moyen de salut? Si l'on répondait non, je viderais la coupe. — S'il s'agissait de ma mère, j'avalerais le poison d'un trait, sans rien demander, a
Une âme si bonne, si admirablement préservée, devait spontanément s'ouvrir à la grâce divine ; c'est d'elle qu'on pouvait dire aussi :
Eile a trop de vertus pour n'être pas chrétienne.
Un malheur affreux, laissant après lui un immense deuil, la contraignit a se tourner du côté du Ciel.
Le père de Pierre Olivaint. cruellement déçu dans son espoir de faire fortune et cédant à la manie do la politique, écrivit dans les journaux, et se créa de la sorte de nombreux ennemi-. Ruiné une première l'ois et retiré à Essonne, il en revint après 1830, et obtint, par la faveur de ceux dont il partageait les opinions, la charge modeste de garde-magasin des farines au Grenier d'abondance.
Cinq ans après, il mourut tristement1, sans tvoir recouvré la foi et l'amour de Dieu, seul trésor que l'homme puisse toujoiii r et ne perdre ja-
mais.
Cependant, les desseins de la Providence sont impénétrables, et qui sait si celui qui lit dans l'avenir,