ACTE I, SCENE V. i
vous n'savez pas encore si j' voudrions d'vot' fils pournot' gendre.
M"" VERKADEC.
Là , là!. . . la bonne femme ! vous oubliez. . .
MARIE-JEANNE, s' emportant.
La bonne femme n'est pas bonne du tout quand on la prend du mauvais côté.
Air : Savezvous hen qu'à la parjin. {De la Dot)
Ah ! c'est Irop fort , en vérité 1
Du respect sans crainte on s'écarte !
MARIE-JEANNE
Tant pis pour qui s'croit maltraité 1
Mais tout c'que j'pense... il faut qu'ça parte !
M. VERKADEC.
Respectez-nous, Entendez-vous î
MARIE-JEANNE
Jamais je ne m'arrête ,
Un* fois qu'on m' mont' la tête.
PIERRE BUISSON
Avec elle, il faut filer doux.
TiENNETTE, à sa mère.
Apaisez-vous 1
M""' VERKADEC, à son mari.
Poursuivons notre promenade ; Que venions-nous chercher ici ?
Four deux mois je serai malade De m'entendre traiter ainsi.
MARIE-JEANNE
Oui, poursuivez vot' promenade.
Au lieu de nous traiter ainsi; Dussiez-vous en dev'nir malade.
Vous n'auriez pas 1' dernier ici.
M. VERKADEC , à snfcmmc.
Mais pourquoi donc vous conipromellic ?
Pourquoi vous mettre Kn courroux contre ces gcns-là ?
PIERRE ET TtENNETTE, à Marie- Jeanne.
Ali 1 calme , calme ta colère !
Ah ! calmez, calmez vot' colère !
{ Ma chère, 11 ne faut pas, i ..
* ' i Ma mère,
Te )
,, > chagriner de tout cela.
Vous )
M. VERKADEC, à sa femme.
Madame, cette indignité Est votre faute , en vérité !
Contre eux vous êtes en fureur:
Pourquoi leur faire tant d'honneur ?
MARIE-JEANNE
Faut que je me retienne.
Car j'ieux chanterais une antienne !...
Mais j'veux en ce moment , J'veux m'expliquer tout doucement.
M"°° VERKADEC.
Ah ! c'est trop fort , en vérité ! Du respect ainsi l'on s'écarte 1 C'est vraiment une indignité i
MARIE-JEAHNE.
Tant pis pour qui s'croit maltraité 1 Mais tout c'que j'pcnse... il faut qu'ça parte; ' Et je dis tout' la vérité I
M. VERKADEC, à Sa femme ; pierre et tiennette a Marie- Jeanne.
Moins de vivacité. {l/h.) '
(M. et M,>"« VerLadec s'en vont.)