SCÈNE II
ÏIENNEÏTE, HENRI, en petit habit Je chasse, at>ec son fusil et sa gibecière. ( Henri paraît dans le fond ; il aperçoit Tit^nette qui file et chante , il s'arn'te pour l'écouter; il s'avance sur la pointe des pieds, et . iwrivc auprès de Tienneltf; , il lui dérobe un baiser tout à coup,)
TiENK"TTE jette un cri.
An!... C'est bien mal à vous, monsieur, de prendre com'ça le monde en ti-aître!
HEKRi, voulant lui baiser la main.
Ma chère petite Tiennette !... Pardon!
1IEXNETTE, lui donnant un coup de quenouille sur les doigts.
Laissez-moi, monsieur... Vous allez embrouiller mon lii... Finissez, ou j'vas vous dire comme la chanson :
0 Passez vot' clieniin , beau sire, « Passez vot' chemin. »
HENRI
Ah ! vous m'aimez trop pour que cela s'adresse à moi. • TIENNETTE, se letmnt.^
Je vous aime! Par exempe, n'ayez pas d'ces pensées-là, monsieur.... Vous savez fort bien que je n'dois pas vous aimer et que je n'vous aime pas du tout, du tout, du tout. C'est vrai ça... Si mon père vous entendait, il croirait que.. Allez-vous en , monsieur Henri , j'vous en prie, on m'a dé-v fendu d'vovis parler.
HENRI , la regardant d'un air suppliant pour restei
Ma chère Tiennette !
TIENNETTE
Mais, mon Dieu! quelle familiarité! Ma chère Tiennelle!... Je n'suis pas vot' chère Ticnnelle, monsieur.... A la bonne heure, si j'devais vous épouser, j'vous appellerais aussi « mon cher Henri!... » Mais vous êtes ben sûr en