ACTE II, SCENE V
PIE&RE BUISSON
Oh! c'est déjà fait, pour son oncle! elle est parée qu'ail' n'serait pas pis le jour de ses noces. — Ah ça, mon frère, tu as donc engagé du monde ?
LE GÉNÉRAL
Oui, oui. Devine qui?
PIERRE BUISSON
Ma fine, je n'sais.
LE GÉNÉRAL
Monsieur et madame Verkadec , avec leur fils Henri.
PIERRE BUISSON
Quelle idée!
LE GÉNÉRAL
Laisse-moi faire, j'ai des raisons pour cela.
PIERRE BUISSON
Mais ils n'voudront point dîner avec nous.
LE GÉNÉRAL
C'est possible ; mais ils voudront bien dîner avec moi.
PIERRE BUISSON
, Oh! toi, c'est différent. . . Mais nous avons eu encoi,e à c'matin une querelle. . .
LE GÉNÉRAL
Le dîner raccommodera tout cela.
PIERRE BUISSON
En c'cas, j'n'ai pas d'rancune, moi. .. J'vais bcn vite mettre leux couverts. — Dis-donc , frère. . . les voici déjà !
Bon ! fais entrer. . . et envoie-moi ta fille dans quelques instans.
PIERRE BUISSON
Donnez-vous la peine d'entrer, monsieur et madame .
5o PIERRE, PAUL ET JEAN.
LE GÉNÉRAL
Madame. . . permettez qu'un vieux militaire. . . M. VERKA.DEC , à Piei'i'e.
Laissez-nous, bonhomme... Nous avons à causer avec monsieur le général.
PIERRE BUISSON
A votre aise . monsieur, à votre aise. ( A part ) S'il savait que l'général est le frère du bonhomme.