‹ Pierre PugétChapitre 123 sur 232 · EN FONTE · texte numérisé non relu

EN FONTE

101. Maître-autel de l'église de Saiat-Cyr a Gênes. — Commandé pur don Alexandre Marini, tliéatin ; payé 55,000 1. ; inauguré en 1670, après huit années de travail. — Document : extrait des Annales de la maison des pères tiiéatins de Saint-Cyr. — Voir pages 86 à 90.

La tradition qui reconnaissait Puget pour l'auteur d'un des autels des églises de Gênes a fait faire fausse route à plusieurs écrivains et voyageurs. Il paraissait plus naturel de lui attribuer un autel en marbre, tel que celui de Notre-Dame des Vignes. Mais l'évidence et riiistoire contredisent cette attribution. L'aulel de Notre-Dame des Vignes ne rappelle nullement le style de Puget, et en effet, Ratti, historien des artistes génois, nous apprend qu'il est de Pozzobonelli, sculpteur du dix-huitième siècle, son contemporain et son compatriote.

102. Flagellation de N.-S. Jésus-Christ. — Groupe en argent, dont le Christ est de Puget. — A Avignon, Trésor de la métropole A'otre-Dame des Doms. — Voir page 215.

Voici l'extrait du testament d'Esprit Calvet, relatif à cette œuvre : — « Je lègue et laisse avec l'agrément de Mgr l'évêqne, à celle de nos églises qui a été choisie pour cathédrale, ou, en cas de variation, à toute autre (pii lui succédera sous ce titre, une Flagellaticm d'argent massif , hauteur des ligures au delà de 9 pouces , dont le Christ est de Puget, monument précieux de l'art, possédé d'abord par le cardinal de Polignac, ensuite par l'abbé Dubos, de l'Académie française. » — Dans ses manuscrits, conservés à la bibliothèque d'Avignon, il complète la description ainsi qu'il suit : — « Une flagellation «n ronde bosse, ligures d'argent massif. Le Christ entre deux bourreaux est attaché à une colonne de lapis-lazuli, d'ordre

corinlhicn, dont le chapiteau et la base sont en argent. La figure jtrincipale est du Puget. Le piédestal d'ébène est enrichi de comparlimens de lapis-lazuli. Ce magnifique morceau fut donné par le cardinal de Polignac à faljbc Du Bos, secrétaire de P Académie des belles-lettres. »

105. Tête de Gérard Tenque. — En argent repoussé. — Le buste était, avant la révolution, dans la chapelle du château de Maiiosque ; on n'a sauvé que la tète. — Cité par Achard, Dictionnaire des hommes illustres de Proveyice, Vie de Gérard Tenque ; et par Daniase-Arbaud, Plutarque provençal, t. 11, page 227. — A Manosque, à l'hôtel de ville.

104. Chenets. — En fonte de fer. — Ils étaient à Marseille, chez M. de Pierrefeu, lorsque I^pnry les a décrits dans sa JSotice sur Piujet.

« La matière est l;i fonte de fer moulée au vert. Les sujets sont deux reliefs en ronde bosse représentant, le premier un Phœnix monté sur un socle d'une forme irrégulière ; ce socle est orné de deux ligurines d'enfants dus deux sexes arrangés en forme de consoles. Le second est une Chimère montée également sur un socle de même style. Cet ouvrage a été riflé et ciselé en entier ; rextrémilé des admirables cariatides est brisée. »

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