Chapelle de l'hospice de la charité de Mauseille
— Commencée en 1679, continuée après la mort de Puget |iar son fils François, elle est restée inacbevée. — Voir page 175.
Les archives des hospices de Marseille m'ont fourni à ce sujet divers docunienls. Voici d'ahoni le récit de la fondaliuu : — « Les directeurs ayant pris un soing particulier pour les logcaicnls des pauvres crourent estre de leur devoir avant fait leur dessein de songer à
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faire construire une église qui feut plus décente que c^lle qui etoit, et qui peut estre fréquentée par les gens de la ville, afin d'attirer les bénédictions du ciel et les auniosnes des fidèles sur cette maison. C'est dans cette vue qu'assistez des aumosnes considérables de quelques particuliers ils firent poser la première pierre de la nouvelle église, le 20 avril 1079, ayant esté bénite par Mous"' le grandvicaire, en prcsance de M. de Pille, gouverneur, et Mess'* Louis Cornier, Estienne Ollive, Jacques Franciscou, Mathieu Berrigucs, eschevins, et j1* Claude Estienne, assesseur. » — Naturellement, le nom de l'architecte est omis. Mais on trouve, à la date du 25 avril, un payement de 167 1. à Puget, pour la bâtisse de l'église de la Charité ; un autre de 111 1. le 15 septembre ; un autre de 89 1. le 24 septembre. — Une délibération du Bureau du 11 février 1688 nomme Jean Piiget, arbitre pour vider les différends de l'Hôpital avec les maçons ; une autre du 19 février lui retire cette expertise. — Le 20 juin de la même année, le Bureau délibère « au sujet des entrepreneurs qui font les voûtes au mépris de ce que Pierre Puget leur a défendu. » — Ainsi Puget se faisait aider, ou plutôt suppléer dans ce travail par son frère Jean, se réservant une surveillance générale pour Texécution de ses dessins.
142. Façade de l'Église des CnAnTREQx près de Marseille. — Voir pages 176, 177, 178. — Voir aussi le Mercure de France, avril j 743, et YAbecedario de Mariette, article Puget.
145. Pavillon de Fo>gate a Marseille. — Les renseignements ne manquent pas sur cette propriété de Puget. C'est d'abord \' Inventaire qui en donne la contenance et la valeur. De plus, on la trouve clairement indicjuée sur le Plan géométral de In ville, citadelle, ports et arsenaux de Marseille, par Hazaud, ingénieur du roi, gravé par Uandon, à Marseille, et les dispositions de ce plan réduit sont d'accord avec les descriptions de Dargeuville etdeGrosson. Dargenville dit : « De retour à Marst'ille, Puget lit l)àtir une maison proche la porte de Rome dans une vigne située sur une colline. On a[iereoit d'abord \me petite cliai)elle dont la façade est de marbre blanc avec un purti(jue et un dôme. Vous montez ensuite par un vignoble juspi'à un liassin entouré d"un fer àclie\al qui coiuluit à la maison.
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KIIl' n'a qu'un éla^'C et est en forme d'un pelit palais d'un très-bon goût. » [Vie des sculpteurs : Pugot.) — Grosson, à son tonr, s'exprime en ces termes : « Le célèhre l'nget avoit une maison de campagne duns ce quartier de Fongale. La rue de Fongate est en partie sur le terrain de ce domaine; la jnaison subsiste même en entier, quoique masquée par celles bâties sur la rue. C'étoit un pavillon à la romaine avec deux ailes latérales; on y montoit pai- un perron en fer à clieval au milieu duquel étoit une superbe statue en marbre représentant un Faune.... » {Almanach de Marseille, année 1784.)
Que reste-t-il du pavillon de Fongate ? Pour répondre à cette question que je lui adressais, M. Pascal Coste, architecte connu par ses explorations de la Perse ancienne et moderne, a bien voulu entreprendre une expédition, heureusement moins périlleuse, à travers les rues de Marseille. De la rue de La Palud à la rue Fongate, trois voies d'une penle rapide escaladent la colline où .s'élevait l'habitation de Puget. On les nommait des calades. Déjà Emerie David avait signalé le n° 27 de la troisième calade comme l'emplacement du pavillon de Fongate. M. Coste y a pénétré et il a pu constater en effet des ressemblances singulières entre la configuration des lieux et les indications du plan de Razaud. Bien que la pente du terrain ait été comblée depuis la rue de La Palud jusqu'à mi-côte, une terrasse subsiste encore au sommet ; une fontaine marque l'endroit où commençait la pente, et les distances respectives de ces deux points correspondent à celles du plan. Mais, pour obtenir la largeur de 50 mètres , il faut empiéter sur la propriété voisine, du côté du nord. La fontaine parait être exactement celle du Faune : au-dessus des bassins, une niche creusée dans la pierre semble appeler la statue dont elle est veuve. Lu bassin avec jet d'eau a rennilacé l'escalier en fer à cheval à la naissance de la terrasse. Sur cette terrasse, une construction à deux étages rappelle le style adopté par Puget pour les maisons du Cours, et même la porte est surmontée dune sorte de fronton tronqué analogue à celui qui décore la fenêtre principale de sa maison de la rue de Home. Enfin, le salon placé à l'angle offre exactement la même largeur que l'aile sud du pavillon de Fongate, et, à côté, s'ouvre un petit salon décoré d'arabesques chinoises , dont les dimensions