Appui-main. — II., M cent. ; L., 27. A la plume
— Ibidem, n» 253.
C'est une de ces feuilles volantes qu'un dessinateur place sous sa main pour protéger son travail. Or, si Puget dessinait peu à la sanguine, il a exécuté à la plume de grands dessins de marine. Sur celte feuille, la plume oisive a jeté au hasard des tètes, des pieds, des mains, des ligures nues ou drapées, des mascarons grimaçants, des charges, enliu des citations latines, vers ou prose, souvenirs de ses lectures, écho de ses pensées du moment. On entre par là dans l'esprit de l'homme. On lit son caractère dans la formule quil s'est donnée. 11 pense à la puissance de son art, et il lui applique ce qu'Horace a dit du théâtre :
Segnius irritant animos quai siiiit dcmissa ppr aurcm, Quain quM biiiit oculi> ï-ubji-cla lidclibus...
Cette sentence vous dira de (pielle sulibine nourrilure se repaît
ràiijc du rartislc : « rbcrrimnin virliilis iiliinentum honor est; » et colle-ci, quel cas il fait de sdu génie :
Vivilur iiigenio, cœtora mollis liabciU.
Enfin ce distique évoque la chaste figure du jiirdin d'Ollioules, qui réitond si bien a la pureté de ses mœurs :
Casta placent supt'ris, puia cuiii veste vonitc, Et manibus puris sumite fontis aquam.
A ceux qu'étonnerait un pareil débordement de latin de la liait d'un « ouvrier » dont la bibliothèque tient si peu de place dans son inventaire, il faut rappeler que Puget a toujours signé ses œuvres en romain, non pas d'un simple faciebat, mais avec un luxe de mots qui prouve combien la langue latine lui était familière. — Voyez, entre autres, la signature de VAndr07nède, n" 72.
161. L'Arche saiate. — Dessin lavé de bleu, trop peu caractérisé pour qu'on puisse le croire de Puget. — Exposition de Marseille, en 1801, n" 148i. — A Marseille, chez M. Hubac, fils de l'artiste toulonnais qui restaura les Cariatides.
16^. Crucifiement. — Grand dessin acquis d'un amateur marseillais, par M. His de La Salle, qui l'a donné au Musée de Dijon, et qui le croit d'un des Carraclie.
165. Tète d'homme et croquis. — Feuille de 160 mîU. de haut sur ItiS, dessinée à la plume des deux côtés. Une tête d'homme rappelle celle du Milon. Un croquis de draperie porte diverses indications écrites. — Des collections Clérian et Pons, d'Aix. — A Alonçon, collection de M. le mar([uis de Ghennevières.
16i. Salnte Famille. — Lavée à l'encre de Ghine, sur papier blanc. Attriljution Irès-liasardée. — Alençon, même collection.