‹ Pierre PugétChapitre 136 sur 232 · COMPOSITIONS DÉCORATIVES · texte numérisé non relu

COMPOSITIONS DÉCORATIVES

171. Projet de Tabernacle pour un maître-.vutel. — II., 57 cent.; L., 42. — .\ la plume, lavé et rehaussé de blanc. Autel avec retable et custode, onié de statues et de basreliefs. Des collections Calvières, Magiian de la Roquette et La Goy. Il portait, suivant Rabbe et Zenon Pons, la date de 1659, et les signatures d'approbation. Ce serait donc le dessin du travail exécuté pour la cathédrale de Toulon, n" 121 (lu Catalogue.

172. Baldaquin pour l'éclise de Cark.nan, a Gènes. — H., l"',8i.; L., 95 cent. — A la [ihune, rehaussé de ha-

400 CATALOGIE.

cliines blaiiclics sur papier teinté de bistre. — A Aix, au Musée, collection Bourguignou de Kabrcgoule, n" 01 J

Bougcrel nous apprend que « Puget nvoit entrepris ce dessin à Gènes, a la prière de son bon ami, le signor Sauli, et qu'il Tacheva à Toulon. » Il le garda, puisque son hiventaive le mentionne : « Un grand dessein d'un baldaquin, destiné pour l'église do Caiignan. » Mariette dit à son tour : « Le dessein de baldacliin que Puget avoit fait pour Gennes, est demeuré à Marseille. 11 est actuellement dans les salles où s'assemble l'Académie des nrls. C'est un grand morceau en assez mauvais éial; il a été mal conservé. » — Bien que le dessin de la collection Bourguignon de Fabregoule soit désigné pnr Émeric David et par le nouveau catalogue de M. Gibert comme un « projet de tabernacle pour l'Annonciade, » je n'bésite pas à y reconnaître le baldaquin de Carignan, et voici mes raisons.

D'abord il est grand, puisqu'il mesure près de 2 mètres de baut. Ensuite il est en assez mauvais état. « Après l'avoir découpé, dit M. Gibert, on l'a appliqué sur un papier neuf, et on en a cerné maladroitement les contours au moyen d'un fond à détrempe de couleur bleue. » Enfin, c'est un baldaquin, et non pas un tabernacle. Quatre groupes de colonnes torses, appuyées sur la balustrade qui entoure l'autel, vont supporter, aune grande hauteur, un baldaquin orné d'un fronton, enrichi de statues, de flambeaux ardents, d'écussons et de lambrequins que couronne, au sommet de quatre consoles renversées, un groupe de l'Assomption. Cet énorme ensemble eût été mal à l'aise sous la coupole étroite de l'Annonciade, tandis qu'il convenait on ne peut mieux aux vastes proportions de labasili(pie de Carignan : et en effet elle possèdi^ un baldaquin analogue. Toute l'erreur vient d'Éméric David, ou plutôt du possesseur, Bourguignon de Fabregoule, qui désignait h l'aveuglette le monument représenté Quand la révolution vint dissoudre Tacadéniie de MarseiUé, il est tout simple quecegrand dessin n'ait pas quitté la Provence et qu'un amateur d'Aix l'ait recueilli. La fausse désignation fut peut-être inventée alors par quelque marchand pour dérouter les recherches.

175. Tabernacle avec les attributs des quatre évangélistes. — II., 58 cent.; L., 41. — A la plume, lavé de lustre et d'encre de Cliine et rehaussé de blanc. — A Montpellier, collection Atgcr, à la bibliothèque de rKcolc de médecine, n» 252.

Celui-ci est lui vrai tabernacle, c'est-à'tlire une armoire ou coffre

fermé, on forme crédicule octogone, surmonté d'une corniche trèssaillante et d'un haut entablement. A la base, sont les attributs des évangélistes : l'ange, le lion, le bœuf et l'aigle ; sous la corniche, quatre séraphins enveloppés de leurs ailes, font l'office de cariatides. La porte s'encadre sous une demi-coupole entre deux colonnes torses. Les consoles renversées de l'entablement se couronnent d'un mélange de feuilles d'eau, de rayons et de chérubins d'où sort la croix au milieu de quatre flambeaux, et des guirlandes de fleurs pendent de là pour aller rejoindre les séraphins souriants. Riche ensemble, précieux dessin.

174. Dessin roun monumem ExriATOinE. — A la plume, lavé d'eticre. — Vente 10 février 1865.

1 75. CnAinE A PRÊCHER. — A la i)lume, lavé d'encre de Chine, sur papier teinté. — Vente '20 mars 1805. Vendu 14 ir.

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