IV. T^ ^ M TERIE
5g. — Le luyau de terre cuite n'offre pas par sa texture ] 'imperméabilité qu'offre le tuyau de grès, aussi, quand il s'agit de conduits devant servir au passage des liquides a-t-on recours à des tuyaux dé ce dernier produit, ^«ous nous en occuperons un peu plus loin.
Ici, nous n'avons à envisager, au point de vue de la constiuction, que la tuyauterie servant à la confection des cheminées.
60. — Pour les conduits de cheminées, on se sert de poteries de terre cuite désignées sous le nom de wagons et de boisseaux.
Les w agons sont quadrangulaires et sont construits de manière à se superposer. Ordinairement, on les combine de manière à permettre un emboîtement latéral obtenu au moyen de deux parties extérieures, comme on le voit sur la figure. Chaque wagon poite une pièce d'emboîtement à droite et à gauche, mais cette pièce peut n'occuper que la moitié de sa hauteur. On confectionne les Avagons à la presse et à la fdière. Seulement la filière donne le tenon d'emboîtement sur toute la longueur du Avagon. On la coupe sur la moitié de la hauteur une fois le wagon terminé.
Les presses destinées à la confection de pièces aussi grosses sont construites un peu différemment des presses précédentes. Pour chasser à travers la filière de grosses masses de terre comme celles que consomment les wagons, une hélice ou des cylindres ne suffisent plus, on presse le mélange à l'aide d'un piston à vapeur. Le façonnage est
TKUUES Cl ITES AUC.IUTECTr U.VLES
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forcément intermittent, car il faut arrêter au moment où la pièce a la longueur voulue, et au moment de recharger la presse avec de l'argile.
On dispose la filière horizontalement, la pressée se faisant alors verticalement. La pâte est reçue sur un plateau équiUbré et coupée à l'aide d'un fil.
Les boisseaux sont des conduits cyhndriques qui s'emboîtent par la partie inférieure.
On les façonne également à la
Fig. 37
filière et fait l'emboîtement à la main. Cet emboîtement comprend une diminution du diamètre extérieur à un bout et une augmentation correspondante du diamètre intérieur pour permettre l'entrée de la portion ainsi amincie.
Les Avagons servent aussi à faire des conduits biais; 'pour ce genre de construction, on est obligé de les couper obhquement et de les recevoir sur un plateau incliné afin de leur donner la forme désirée.
Y. TERRES CLITES ARCHITECTURALES
• 6 — Les briques et les tuiles, surtout les premières, forment les deux matériaux principaux de la construction
en terre cuite. Il a fallu pour compléter la parure des édifices, comme nous l'avons dit, créer une fabrication d'autres pièces moins employées, plus chères, destinées à donner de l'agrément à la construction.
§ I. — Façonnage des terres cuites ahchitectli râles
62. ■ — La filière, convenablement modifiée, peut servir à fabriquer certains profilés cjuand leurs dimensions ne sont pas trop grandes.
Pour de grosses pièces, on peut se servir d'une variante
Fig. 38
du passage à la filière. La pâte, étalée en blocs subit le passage d'un calibre mû à bras d'hommes, qui lui donne la forme désirée.
63. Briques creuses. — Les briques creuses ont l'avantage d'être moins lourdes que les briques pleines, tout en offrant une certaine solidité.
FAÇO.NNVGE DKS TERRES CUITES ARCHITECTURALES Io5
On les obtient au moyen d'une filière spéciale, que nous représentons ici et qui comprend des noyaux de fer placés dans l'ouverture de la fdière, à la place exacte où il doit y avoir des vides. Ces noyaux sont maintenus par un étrier. La filière se place comme une filière ordinaire, le système des noyaux étant à l'intérieur de la machine.
64. — Dès que l'on sort des formes géométriques simples, la fabrication se complique ; le façonnage mécanique ne peut plus s'appliquer, il faut recourir au moulage à la main, plus lent et plus coûteux. Presque toute l'ornementation en terre cuite est faite par ce moyen. Il faut s'attendre à rencontrer dans cette fabrication plus de difficultés que dans les précédentes, car il faudra prévoir les résultats probables des projets et pouvoir assumer la responsabilité de la fabrication d'un produit dont on devra savoir faire le prix a l'avance, car la plupart du temps on ne fait pas de nombreuses séries d'articles rigoureusement identiques.
Les moules sont faits en plâtre, nous en dirons la labrication en parlant du plâtre.
Le moulage se fait à la balle ou à la croûte, c'est-à-dire en employant la pâte sous forme de balles ou de lames préalablement unies, que l'on applique dans le moule et tasse à la main d'une manière régulière, de manière a bien faire épouser toutes les formes du moule et évitant les pressées irrégulières qui provoqueraient des ruptures.
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On fait les iDièces creuses quand elles sont un peu grandes, de manière à leur donner moins de poids et à faciliter leur dessiccation.
11 est important, quand on a du moulage à faire opérer, de bien combiner ses moules, de manière à permettre un démoulage facile.
Pour cela, les moules relatifs aux objets de forme un peu complexe comprennent plusieurs' morceaux, Ce qui rend possible la dépouille. La coupe des diïïèrentes parties du moule exige des ouvriers exercés, car il faut l'opérer de manière à ne pas compromettre certains détails.
On peut presser aussi certains ornements ayant peu de reliefs et de rentrées. Les métopes, les faitières (fig. ko) par exemple,peuvent parfois se presser tout comme les carreaux.
î 'J- — Dessiccatiox et cuisson des terres cuites