‹ Pierres et matériaux artificiels de constructionChapitre 44 sur 72 · MVTÉRIAVX DE PLATRE SEUL · texte numérisé non relu

MVTÉRIAVX DE PLATRE SEUL

ainsi. La plaque est ensuite abandonnée au séchage, posée de champ.

jq8. — Pour ohtenir des marbres colorés on emploie des colorants appropriés aux tonalités que l'on désire.

On imite très bien les tons jaunâtres ou bleuâtres que présentent certains marbres en ajoutant à la composition un peu de sulfate ferreux ou de sulfate de cuivre. Ces deux sels donnent des composés de fer, jaunes par perxydation, et de cuivre qui sont bleus. 11 faut simplement ne les employer qu'à l'état de solutions diluées.

Les marbres colorés en gris s'imitent bien en appliquant de la noix de Galles sur du marbre déjà teinté par du sulfate de fer. Vvec les sels de fer la noix de Galles forme des composés allant du bleu très foncé au noir et se produisent, d'une nuance très atténuée, aux endroits où l'on applique la noix de Galles. On pose à l'éponge et opère avec des concentrations correspondant à l'effet que Ton veut produire. A la noix de Galles on peut ajouter des extraits de bois pour modifier la tonalité, comme du campêche.

Le jaune employé pour colorer le marbre artificiel est le chromate de plomb. On l'obtient par double décomposition. La plaque sèche est d'abord imprégnée d'une solution d'acétate de plomb jusqu'à saturation. Une fois sèche, elle est traitée par une solution très étendue de bichromate de potasse.

En suivant le même procédé avec de l'acétate de cuivre on aurait un brun rouge.

Les bleus foncés se font aisément en appliquant du ferrocyanure de potassium sur des plaques déjà imprégnéesde sulfate de fer. En ajoutant à la composition qui

forme le marbre artificiel de la pyrite de fer en petits cristaux et traitant cette fois par une solution un peu concentrée de ferrocyanure on a une belle coloration rappelant le lapis-lazzuli.

Le rouge est une des couleurs les moins commodes à introduire. On se sert habituellement de sel d'étain et d'une décoction de cainpeche et de bois du Brésil.

On imprègne la plaque de solution de sel d'étain bien limpide et laisse sécher ; ensuite on ajoute la décoction de bois du Brésil, alcalinisée par la soude. On a ainsi un ton rouge comme en offrent certains marbres. Le campeche avec un peu de carmin de cochenille donnera un ton plus vraiment rouge.

Le vert est facile à produire par mélange de bleu et de jaune; par exemple, en produisant du bleu de Prusse et du chrornate de plomb.

Avec ce système de coloration on ne pénètre pas toute la masse ; pour avoir des marbres colorés dans leur totalité on introduit des colorants dans le mélange, tels que : l'ocre pour les jaunes et les bruns, la sanguine pour les rouges, le smalt pour les bleus, le charbon pour le noir et le gris, etc.

L'addition de paillettes fines de mica dans la composition donnera au marbre un aspect cristallin, avec de petits cristaux de pyrite on lui donnera un aspect chatoyant et doré. ,

La variété la plus grande est permise dans ces combinaisons ; ainsi des alliages en poudre comme les bronzes pulvérulents peuvent rendre des services.

178. — Une fois le marbre solide il s'agit de le tailler et de le polir. Avec un rabot on enlève les aspérités les

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