‹ Pierrot sceptique; pantomimeChapitre 13 sur 16 · LES PRÉCÉDENTS, UN GOMMEUX · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS, UN GOMMEUX

Arrive un gommeux. Pierrot va pour le frapper aussi, mais s'arrête en le reconnaissant.

— Mon vieux, lui chuchote-t-il à l'oreille, procure-moi le plaisir de décaniller, tu le vois, je ne suis pas seul.

— Ah! ah! fait l'autre. Mes compliments, très cher, elle est exquise... et elle coûte?

• — Rien..., à l'œil! répond Pierrot.

■ — Bigre. {Il salue la sidoiiie.)

Celle-ci, en le voyant, s'est allumée. Le gommeux qui s'en est aperçu, lui offre la main. Enhardie, elle lui saute au cou; deux baisers bruyants retentissent.

Le sabre de Pierrot tournoie, s'abat sur la sidonie. — Elle tombe.

Cette exécution calme le gommeux. Devenu soudain régence, il ramasse la demoiselle, la dépose sur le lit, la recouvre du drap, dit adieu à Pierrot et se cogne contre une vieille femme qui entre. Celle-ci tombe sur le nez, ne bouge plus.

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