‹ Pierrot sceptique; pantomimeChapitre 3 sur 16 · MILLE FRANCS · texte numérisé non relu

MILLE FRANCS

Pierrot demeure béant, puis sa stupeur s'achève en un sourire. Ah! c'est mille francs, gesticulet-il?... Comment, ce n'est que mille francs? pas plus?... \'ous êtes bien honnête, j'ai justement

PIERROT SCEPTiaUE

des tas d'or dans mon armoire. Approchez, mon ami, approchez, la vue n'en coûte rien.

Dix fois le tailleur salue Pierrot, dix fois il s'incline jusques à terre et trouve sa platitude à peine suffisante. Le maître de la maison entrouve l'armoire ; des monceaux de pièces de vingt francs fulgurent.

Le tailleur éperdu sanglote dans les bras de Pierrot.

— Tout doux, lui fait Pierrot, vos larmes salissent mon habit... Portez cette chaise à l'autre bout de la chambre... secouez ce tapis... ouvrez la porte de ce placard, plus large... plus large encore... c'est bien.

Et vlan ! d'un formidable coup de pied au cul, il' le jette dans le placard et referme la porte sur lui.

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