‹ Pierrot volageChapitre 4 sur 18 · BALLET · texte numérisé non relu

BALLET

MUes Duval, Villa, CD ayod , Bresson , Lester , Fleury , Durmar, Rye, Thibaud , Noël , Chapelier , Corbin, A. Roy , R. Roy, Octavie, Homo, Francine.

Le place d’une petite ville dans une Italie fantaisiste.

Adroite, la maison de Gassandre. Elle n’a qu’un étage dominé par les balustres de pierre servant de garde-fou à une terrasse. Au premier étage, hautes fenêtres à balcons. Au rez-de-chaussée, entre deux fenêtres plus basses, un perron à rampe de fer donne accès jusqu’à la porte massive ornée d’un lourd marteau.

A gauche, un élégant cabaret étale sous une verte treille ses fenêtreset sa porte aux vitraux decouleur. Surplombant la treille, un mât enrubanné suspend dans l’air une enseigne où quelque rapin outrageusement réaliste a représenté Silène à califourchon sur un âne et tenant levée à bout de bras une outre presque vide qu’il tête avec conviction ; déjà très ivre, l’insigne buveur, en se renversant, a laissé choir sa couronne de pampres sur la croupe de sa monture.

Au fond, une rue praticable débouche en biais sur la place dont elle coupe ce côté en deux parties inégales. — Sur la partie la plus étroite, une boutique d’apothicaire avec, dans les vitrines, au milieu de flacons, de pots d’onguent, de seringues, de bandages, les uns herniaires, les

autres simplement orthope'diques, les deux grands bocaux rouge et yert traditionnels. — Sur la plus large, l’hôtel du Bailli. C’est un vaste monument à façade surchargée de moulures et pavoisée de drapeaux; il est flanqué, du côté de la boutique de l’apothicaire, d’une tourelle que troue un cadran d’horloge. Cette tourelle, attenante à un grand jardin dont les ramures, débordant la grille, ombragent une guérite dans laquelle somnolera par instant un factionnaire immobile, au port d’arme.

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