SCENE II
Pierrot, Léandre, Colombine ; le factionnaire, toujours dormant ; puis, Cassandre; puis, le cabaretier ; puis, la bonne de Colombine.
Le jour se lève, Colombine envoie du bout des doigts un baiser à Léandre, fait un pied de nez à Pierrot et referme sa fenêtre.
Pierrot, furieux, menace de nouveau Léandre qui se réfugie sous le perron du logis de Cassandre, juste à l’instant où sort le père de Colombine qui pourchasse Pierrot à coups de trique.
Le cabaretier ouvre sa porte et dispose sous sa treille des tables et des bancs.
Le factionnaire s’éveille et entre chez le Bailli, après avoir laissé son fusil dans la guérite.
Colombine vient à la rencontre de Léandre. Scène d amour interrompue par Cassandre. En vain, pressé par Colombine, Léandre prie Cassandre de lui accorder la main de celle qu’il aime.
— Va-t-en, Sans le sou ! Colombine n’est pas pour toi, grogne le père. Allons, file, hors d’ici !...
Léandre se retire, tout penaud. Cassandre. alors, appelle la bonne de Colombine qui accourt, un panier au bras.
— Vous deux, dit-il, allez au marché.
Et elles partent déjà, mais, entendant un roulement de tambour, Cassandre les retient.