‹ Pipe au becChapitre 39 sur 41 · LE BASSIN DE LA CLAIRIERE · texte numérisé non relu

LE BASSIN DE LA CLAIRIERE

11 y plonge de vains trésors, Mais, Soleil, c'est ton écu d'or Qu'il en retire par fortune,

Et, si l'étoile l'y conduit, C'est ton écu d'argent, ô Lune !

Quand l'eau te baise au front des nuits.

CHANSON

A Pol Lovengard.

Le long des prés, ce doux été, Et par tant de rayons fêté, Vois le vif ruisselet qui flue Gai ruban à perte de vue :

Ivre de vie et si joyeux De montrer son ivresse aux cieux, Il rit, gazouille et, flûte exquise, Délire ou murmure à sa guise.

CHANSON 95

Sais-tu rien de plus frais et clair

Que son rire si franc, alerte,

Et sa chanson dans l'herbe verte ?

— Le long des prés, des fleurs, dans l'air, Ce doux été, c'est, de l'Aimée, La voix rieuse et parfumée.

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