‹ Place à l'amourChapitre 7 sur 10 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ROLANDE SeuU, puis DOLORES.

Rolande ( émue ) J'aime son genre si peu banal à ce garconla. (Dolorès entre ).

DOLORES

Mes compliments, ma chère, je t'ai vue, et ton galant aussi qui n'est pas mal du tout. {Rolande regarde Dolorès avec effusion) Et tu l'aimes déjà. C'est comme moi, ma chérie, j'ai aimé ton petit frère , en un instant, rien qu'en le voyant passer. Ce sont ces amours-là qui durent.

Rolande (sagement)

Petite folle, il y a loin entre la coupe et les

lèvres.

DOLORES

Bon, des proverbes, en amour, pas de ça.

ROLANDE

Il en faut un peu partout, beaucoup nulle part.

DOLORES

Eh bien, je me passerai bien de tes proverbes, (se mettant à la fenêtre) Vois comme les étoiles clignotent ironiquement leurs petits yeux d'or lorsqu'elles t'entendent réciter tes proverbes et faire de la sagesse. Car c'est elle la grande Sage, la Nature, surtout par cette belle soirée d'été douce eomme l'amour, qui convient à ceux-là seuls qui peuvent s'élever jusqu'à elle. Oh elle a ses prêtres la Nature, elle a ses amants, et ceux-là sont ceux qui savent aimer, ceux qui veulent apprendre, des rêveurs parfois je l'avoue, car si elle a desphé-

nomènes qui nous intéressent, elle a aussi son immensité qui nous attire et nous effraie. Mais allons, voici une étoile qui descend sur la terre, c'est ton petit frère qui nous arrive.

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