JU.NO.V
Vous le direz plus tard.
BoiT.sicoT, à part.
Je le sais bien, moi, coque c'était.
CORNALINE
Et on vous a volé ?
ACCACIA
Pas précisément volé... mais ça revient absolument au même.
BOURSICOT, voulant s'en aller.
Il me semble qu'on m'a appelé.
ATAffANTE.
Mais non, non, restez donc là... Eh bien ! mon parrain?
ACCACIA
J'avois mis ce précieux objet dans ma poche... mais voilà qu'en passant sur la place Ventadour, oui, c'était bien par là...
JHNON.
Tiens! place Ventadour!.,. c'est où demeure M. Boursicot.
ACCACIA
Voilà qu'en passant, dis-je, sur la place Ventadour, mon rhume de cerveau me commande de tirer mon mouchoir... Je cède à cette fantaisie fortuite... et alors, vous comprenez... j'aurai fait tomber ce que j'avais mis dans ma poche... car au bout de quelque temps, en me tâtant, je m'aperçus qu'elle était vide.
BOURSICOT, à part.
Mes jambes se dérobent... je vais m'évanou'ir...
JUNON
Et VOUS n'êtes pas retourné place Ventadour ?
ACC.iCIA.
Oh ! que si!., au bout d'un quart-d'heure... mais plus rien .. plus personne... on ne laisse rien (rainer a Paris !..
ATALANTE
Et c'est une perte... importante?
ACCACIA
Fichtre!., je crois bien!.. {Tous remontent.) D'abord, ça me met dans une fausse position! (Bas à .Matante) Mais, ce n'est pas tout, ma pauvre Ata'ante ; j'ai à te faire une ré\élation qui te touche énormément.
ATALANTE, baS.
Sur mon origine ?
ACCACIA, mystérieusement.
Silence I . tu viendras ici tout-à-l'heure.
JUNON
Mais, (iii'a donc M. Boursicot? il devient chicorée.
BALLON
Vous êtes indisposé.'
BovnsicoT.
Ce n'est rien... c'est la valse.
AÏALANrE.
Lava'se?.. m.ni nous u'avmi:- ûiil quedanser'..
IIAIK.NNAIIU.
Venez prendre lU.i punch qui nous lUtend, ça vous remcilra.
BOURSir.OT.
Oui, oui, dans l'instant... entrez toujoius, jo vais \ous rejoindre.
ACCACIA, àJimon.
Belle dame, acceptez mon bras... vous m'excuserez si, dans la salle, jo garde mon chapeau. }V}ioy, àpart.
Il devient assommant av(^ son chapeau.
Air : Poule, Diable à quatre.
BOrRSlCOT.
nélas ma faiblesse !
Le trouble qui m'oppresse.
Trahissent sans cesse
Ma frayeur,
Ma teneur.