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TOUS DEUX

Vivent les jeux, etc.

MARONNARD , à JunOU.

Bonjour, chemisière adorée... et toute Ij compagnie !

(1) Cornaline, Ballon, Atalante, Junon, Maronnard.

PLAGE VENTÂDOUR.

BALLON'

Bonjour Cornaline , qui êles une perle... nous venons de bonne heure , afin de faire le vôtre !.. ah! ah! c'est connu... mais c'est toujours gentil, n'est-ce pas ?

MARON.NAnD.

Ça dépend 'de la manière de le placer. Eh ! eh ! ( à JuHon. ) Permettez , ô vous que je nommerai incessamment ma conjointe, que je dépose à vos genoux, ou plutôt sur vos épaules... Ce léger tissu de mes feux... ( il lui présente tm papier ployé. }

JU.NON , ouvrant le papier.

Que vois-je ! un mantelel en dentelles ! Oh ! mais c'est ravissant ! Je veux l'essuyer tout de suite ( e'ie le met sur ses épaules. ) Voyez donc, mesdemoiselles , comme il est riche... comme il me va bien 1

ATALAME.

Il est un peu coui t pour toi !

JUNO.N

On les porte courts... c'est la mode... ah ! Tibulle!... si je pouvais vous aimer davantage... mais c'est impossible !

lIAnON.NARD.

A l'impossible, nul n'est tenu... eh! ch !

ATALANTE

Mon Dieu, comme ces messieurs ont de l'esprit, ce matin !

Mais il me semble qu'ils en ont toujours, quoiqu'ils n'en fassent pas leur état...

MAncNNAUD àJunoji.

Ah ! c'est méchant, cela ; c'est pour monsieur Boursicot, le journaliste, n'est-ce pas?

JUNON

Un peu !.. elle veut tant le faire mousser!

BALLON à Cornaline, lui présentant un papier cacheté.

Permettez, à mon tour, ô précieuse Cornaline, que je vous offre ce qui con\ ient à votre tailio de bayadere.

conNALiNE, ouirarit le papier.

Une écharpe ! ah ! que je suis contente ! elle est superbe. {Elle la met sur elle.) Elle me va bien, n'est-ce pas, mesdames ?

ATALANTE

Elle est un peu longue !

COnSALlNE

C'est h modo... on les porte longues.

ATALANTE, lâtunt l'écluirp,-.

Ça imito assez bien le cachemire...

BALLO.X.

C'en est...

ATALANTE. ci part.

SI monsieur Boursicot ne nrapporluit rien... ali! co.nnio elles i!0 moqucr.iieni d • n.oi !

MAHO^^NARD.

Ah! ça, la partie tient toujours pour aujourd'hui?

JUNON

Plus que jamais... bientôt je renvoie mes ouvrières... c'est qu'on fait une co.-nmande pressée.

MABONNARD.

Oh! vous avez raison, ne négligeons pas les affaires... C'estl'âme d'un ménage.

BALLON

Et puis ça fait bouillir la marmite, car un ménage sans marmite...

MARONNARD.

C'est un dessert sans fromage., eh! eh !

ATALANTE

Comme ils sont matériels !

MARONNARD O Atalonte.

Est-ce que monsieur Boursicot n'est pas des nôtres? est-ce qu'il ne dine pas avec nous?

ATALANTE

Mais pardonnez-moi...

JUNON

Ah! dam! comme c'est un pique-nique, oii il

n'y a que les hommes qui paient, peut-être ne viendra-t-il pas ?..

ATALANTE

Junon, c'est inconvenant, ce que vous dites là... je ne vois pas pourquoi vous suspectez la galanterie de monsieur Boursicot.

JUNON

Je ne veux pas la suspecter... elle m'est totalement inconnue.

MAuoNNARi), àpart.

Oh! q\ie c'est méchant! elle emporte la pièce. {On entend Boursicot rire en dehors.)

ATALANTE

Tenez... c'est lui .. je l'entends. ..je savais bien qu'il viendrait à voire pique-nique.

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