Fitting. Id., p
encore la « Summa Godicis ». Les deux ouvrages sont complets.
Savigny cite ce manuscrit. Gomme les deux précédents, Fitting Ta employé à la publication de V « Exordium Summa Institutionum » jusqu'alors inédit.
Dans la description qu'il en donne, Fitting l'attribue à la fin du xir siècle. Il serait disposé à y voir une seconde édition plus récente que le texte des premiers manuscrits. Les variantes des deux lectures lui paraissent trop considérables pour qu'elles soient les copies d'un m.ême original.
4° Mamiscrit de la bibliothèque èpiscopale de Vick, îf 82. — Indiqué par Savigny comme manuscrit de Rogerius, cité par le P. Denifîe, ce manuscrit a été récemment décrit par Fitting, d'après des renseignements fournis par M. José Serra y Gamp de la Greu, secrétaire du musée épiscopal, archiviste de la ville de Vich.
Ge manuscrit est du commencement du xiii* siècle.
Il contient d'abord la « Summa Institutionum ». Par suite d'un vice de reliure, les autres parties du manuscrit ont été intercalées dans les feuillets de ce travail, de telle sorte que, s'inter rompant au folio 40, col. 4, il ne reprend qu'au folio 235, col. 2. La « Summa Institutionum » est complète. Elle est suivie immédiatement du « De Varietate Actionum » sous le titre de « Tractatus actionum ». Ainsi que dans les autres manuscrits, ce traité se termine par les mots « et accionis génère », sans que rien n'indique si l'ouvrage est ou non terminé. Après le traité des actions, deux folios contenant un fragment de droit canonique terminent le manuscrit.
La partie de l'ouvrage intercalée par erreur au milieu de la « Summa Institutionum » forme un tout, Elle comprend deux ouvrages, dont l'un est indiqué comme
étant de Placentin, l'autre de Rogerius. La Summa Godicis de Placentin, des premiers mots « Quondam ego credidi » ne va que jusqu'à la fin du titre « Si mancipium ita fuerit alienatum ut manumittatur vel contra. » Les derniers mots au folio 117, col. 4, au milieu de la dernière ligne, sont : « ut manumittatur manumittere non voluit ù. D. de manumissionibus. Lege. Secunda (1) ».
Au folio suivant, commence l'œuvre de Rogerius. Mais Fitting remarquait, dans sa description, que les derniers mots ne concordaient pas avec la Summa Godicis de ce glossateur tels que les donnent le manuscrit de Tubingue et l'édition Palmieri, tandis qu'ils reproduisent la fin de l'œuvre de Placentin. Le savant critique émit alors l'hypothèse que ce travail représentait l'œuvre de Rogerius, reprise et complétée par Placentin; qu'elle nous donnait la forme primitive du travail de ce dernier, qui a composé la première par ■ tie de son œuvre après la dernière. Sa première intention était en effet de compléter la somme de son prédécesseur.
Un examen personnel me permet d'établir que l'hypothèse de Fitting était juste et de compléter la description du manuscrit.
L'œuvre de Rogerius se poursuit sans interruption jusqu'au folio 153, col. 1, 1. 15. A la fin du titre « Si mancipium ita alienatur.... etc. », les rubriques, qui jusque-là précèdent régulièrement chaque titre, n'existent plus. Sait un titre « de ediUtiis actionibus » incomplet, dont la première phrase se retrouve dans le manuscrit de Troyes, publié par Palmieri. La fin du texte
1. Gatte phrase précède immédiatement le titre « de edilitiis », ainsi'que Ta remarqué Patetta. Dulletino delVlstituto di diritto Romano. Anno, VIII, p. 112.
inédite est publiée en appendice. J'ai encore retrouvé ce fragment dans le ms. 391-2^ de la bibliothèque de Grenoble.
Le livre IV est achevé au moyen de titres sans rubrique concordant avec le texte de la Somme au Gode d'Irnerius, telle qu'elle est donnée par Fitting. Ces fragments s'arrêtent à la fin du livre lY au f" 154 col. 2. Le texte porte en rubrique « Explicit l. IV, Incipit l. V, » Cette indication n'est pas exacte. Au lieu des titres du livre Y, se trouve un prologue de Placentin, indiquant dans quelles conditions il continue l'oeuvre de Rogerius. En voici les premiers mots « [Aput MontempessulaQum constitutus ». La lettre M, la première de l'œuvre de Placentin, très élégamment dessinée, projette ses ornementations jusque dans les marges horizontales, supérieure et inférieure. Au folio suivant, se termine le préambule ; le texte continue par le titre « de edilitiis actionibus » et Foeuvre de Placentin se poursuit jusqu'à la fin de la Somme.
Ce manuscrit est encore unique à un autre point de vue. Après le précédent travail, qui se termine au f 234, col. 2, une œuvre de jeunesse de notre jurisconsulte, la « Summula si pacto quo pœnam » s'étend jusqu'à la 4® colonne du même feuillet. L^'écriture d'une autre main, mais de la même époque, est plus nette; Teiicre en est plus foncée. Ce petit traité n'était connu que par les citations qn'en fait Placentin. Fitting en avait révélé l'existence dans sa description du manuscrit.
b"" Ms. de la bibliothèque de la ville de Grenoble, î' 391 V et 2^ (ancien 626 et 627).
Le ms. 391 de la bibUothèque de Grenoble forme deux volumes contenant des œuvres de l'Ecole des glossateurs.
Indiqué par Savigny, dans sa dernière édition, il est décrit par M. Paul Fournier dans le catalogue de la bibliothèque (1). Ce manuscrit est du xiii^ siècle.
Le n° 391 l'* commence par des fragments des titres « de regulis juris » et ^< de verborum significatione » qui occupent deux feuillets. La Sumrnct Instiiutionum de Placentin s'étend du f° 3, col. 1, au fol. 22, col. 4; la Somme ait Code du P 23, col. 1, au f° 149.
Il est à remarquer que, dans tout le cours de ce manuscrit, des notes marginales indiquent pour chaque titre les grandes divisions du sujet et les principales matières â mesure qu'elles se présentent. L'écriture en est autre que celle du texte, elle est un peu postérieure. Cet exemplaire paraît donc avoir été utilisé par un étudiant, les notes étant sans doute destinées à mieux faire saisir Tordre des matières et à les graver dans la mémoire.
En parcourant la Summa Codicis, j'ai découvert au f° 44, col. 3 et 4, en écriture plus fine, une summula indépendante du texte principal et commençant par les mots « Quoniam verborum ». C'est évidemment une œuvre de jeunesse de Placentin. 11 la cite, en effet, à plusieurs reprises : au titre 14 du 1. III, de la Sum. Inst., par les premiers mots « quoniam verborum » ; au 1. YIII, tit. 41 de la Sum. Cod. où il en donne une analyse qui concorde exactement avec notre texte ; enfin au traité de varietate actionum, II, 18, sous le titre de « summa de verborum obligationihus ».
Savigny avait signalé ce travail, mais le considérait comme perdu. Presque tous les petits ouvrages de Placentin sont donc retrouvés aujourd'hui^
Ce manuscrit contient aussi la petite préface déjà