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D'Ablaing. Zeitschr. d. Sav. Stift, Rom. AMi. IX. p

2. Denifle. Die Universitaeten. Il combat le système de Savigny soutenu par Schulte et Marcel Fournier, qui considèrent que le développement des Universités est indépendant de toute intervention des autorités civiles ou religieuses.

3. La première intervention du Saint-Siège dans l'organisation universitaire est de Clément III. 11 interdit aux élèves et professeurs de Bologne de profiter des absences de leurs condisciples ou confrères pour louer leurs habitations. Clément III, 1187- 1191. Corpus juris Canomci Décret. Gregor. cap. 1. Ill, 18. « Excommunicati sunt magistri et scolares Bononienses qui ante

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Le privilège de juridiction accordé aux étudiants par la constitution « habita » est un acte de haute portée. Sans restreindre en rien la liberté d'enseignement, cette dérogation au droit commun a peut-être seule permis aux centres universitaires de se former malgré la malveillance plus ou moins fréquente des populations.

Mais les rapports entre élèves et professeurs et des professeurs entre eux restaient en dehors de toute réglementation. La libre concurrence produisit des effets désastreux. L'important était pour le professeur d'attirer à lui le plus grand nombre d'élèves. Il était pour lui d'un intérêt pratique, presque une condition de succès, de dénigrer les œuvres de ses concurrents, de piller celles de ses prédécesseurs. Le plagiat était devenu obligation professionnelle et parmi les grands jurisconsultes Martinus, Rogerius, et surtout Azo n'ont pas craint de s'approprier les ouvrages de leurs devanciers (1). Placentin n'est jamais allé jusqu'à copier l'œuvre d'autrui. Il s'inspire parfois un peu trop du modèle qu'il a sous les yeux ; il est rare cependant

tempus conductionis conducunt hospitia aliorum magistrorum vel scolarium sine eoriim consensu. Et rescripto litterarum, etc ».

Cette prohibition paraît avoir été étendue à tous les centres universitaires dès les premières années du xiiie siècle. Azo en parle sans indiquer qu'elle soit spéciale à Bologne. Lect. Az. ad cod. L. 32, IV, 65 v. is cui voluerunt locandi. « Dominus Papa tamen fecit inter scholares constitutionem vel canonem sub psena exconimunicationis, ne unus co ducat domum alterius eo irrequisito. Quod non est contrArium cum speciallter factum sit propter militiam tam conductoris quam locatoris ; vel lex loquitur inter subjeetos imperii canon inter subjectos ecclesiae scilicet scholares et clericos. »

1. V. S.wijnj', t. m, p. 574; d'Ablaing, Zeitsch. d. Savigny- Stift., IX, p. 18. Fitting. Jur. Schr. d. fr. M. A.,, p. 107. Summa Codicis des Irnerius, p. XXIV, n. d, p. XGV.

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qu'il n^ajoute dans la forme ou le fond quelque chose de personnel. Il est, doit-on avouer, très sobre de citations ; il n'indique jamais le nom de ses adversaires et ne renvoie qu'à ses propres ouvrages. Johannes Bassianus est le seul dont la probité littéraire soit indiscutable. Il cite Placentin et recommande ses ouvrages (1).

Les grands jurisconsultes comptent sur l'illustration de leur nom pour s'attirer des élèves; les professeurs de second ordre emploient des procédés encore moins digne que le dénigrement et le plagiat. Certains achètent des élèves, d'autres cautionnent leurs dettes. Placentin raille ceux de ses confrères qui ont besoin d'argent pour remplir les salles de leurs cours et les écoliers qui acceptent. Il les compare aux tuteurs suspects dont parlent les Instituts : « His non sunt absimiles miserrimi praeceptores, qui pecuniis datis, precibus oblatis scholares emunt :

Non ego ventosae plebis snffragia venor,

Impensis cenariim et triste miinere vestis (Horace, Ep. I, 19).

Talibus inquam persuasoribus imo deceptoribus, si mihi scholares crediderint, nullatenus crederent. Sus pectissimi enim sunt qui opéras suas ingerunt. Debent enim scholares revolvere et mente sua dicere : ei prœ-

1. « Si autem volueris diversas doctorum opiniones super coiisuetudine invenire, quseras in Summa Placentini, in illo titulo ; quse sit longa consuetudo (c. VIII, 52) et in additione iLi posita et in alia notuLi quae sit incipit : Circa co nsuetudinem » (Joli. Bass. Sum cod., tit. 52, 1. VIII).

« Alia si quaB restant inquirenda et in Summa Plac. et in glossa ejusdem, quâe sic incipit : Secernitur a fuUone..., diligens lector inquiret » (Jo.Bass. Sum. Inst., tit. de oblig. quae ex delict, IV, 1).

V. d;Ablaing. Zeitsch, d. Sav. Stift., IX, rœm. Abth., p. 19.

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ceptores cur nos rogant? aiit propter nos, ant propter se. Propter nos, minime; quia amplius nos viderunt, nec genus nostrum cognoverunt. Relinqnitur ergo propter se; et si propter se, non simt audiendi, imo tanquam deceplores et proditores sunt vitandi (1). »

Quelques-uns poussaient encore plus loin la complaisance envers les élèves.

Sous la pression de ces scandales, l'organisation universitaire se développe dans les dernières années du xîf siècle. Le premier germe en fut la nomination d'un rector chargé de « regere » l'école. Le premier connu est de 1189. Leur influence à cette époque était encore bien faible.

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