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Après lui Pescatore a examiné ce manuscrit. Il en a publié l'Introduction à la Somme au Code.
Si on le compare à l'édition imprimée on ne peut critiquer le jugement de Savigny. Parmi les manuscrits, celui de Leipzig lui est inférieur, les autres sont aussi bons que lui et certains de beaucoup supérieur?.
11 ne doit sa valeur qu'à une bonne collation ; les corrections y sont très nombreuses ; elles ont été faites par grattage ou par addition en marge avec encadrement rouge et bleu. L'encre est souvent très pâle, l'écriture effacée. Il est un des plus récents des manuscrits du même ouvrage.
La Swmma Institutiommi remplit jusqu'au folio 16. La Summa Codicis suit immédiatement jusqu'au folio 101. Elle est complète mais les derniers mots ne concordent pas exactement avec les autres versions « omnia recupabitur » en marge « simpliciter » « omnia restituitur ut c. e. 1. ult ».
On ne trouve pas au titre de edilitiis la petite préface de Placentin. C'est avec le suivant les deux seuls manuscrits qui ne donnent point les vers qui précèdent toujours sa Somme au Code. « Has legum summas si quis vult..., etc.. » publiés par Fitting.
Du traité « de varietate actionum », il n'est donné (f 101, col. i, f° 103. col 1) que la préface, les trois premiers titres et le début du quatrième.
7°. — Paris, bibl. nat. lai. 4539. — C'est le seul où la Summa Codicis précède la Somma Inslitutionum. Elle rpmplitles 112 premiers feuillets. La préface « Aput Montem pessulanum » s'y rencontre ;elle y est mutilée et ne conserve plus aucun sens. On comprend qu'un copiste postérieur la supprime sans regret.
La. Summa Institutionum est incomplète ; elle îiuit (folio 124, col. 4 au milieu de la colonne) au titre Qui-
bas modis re contrahitur obligatio par les mots : « Tacita obligatio nascitur nec eominus dominium transit quasi is qui solum in causam non ».
L'écriture doit être des premières années du xme siècle. Elle est en général très nette. Le texte serait plutôt défectueux. Bien meilleur que le manuscrit de l'impression, il prépare cependant et explique quelques erreurs de l'édition imprimée. En voici un exemple assez frappant, pris dans la Summa Institutionum. L'édition princeps porte « Si Vitalis non adierit, Vitalis hères esto », ce qui est un non sens qu'il faut corriger d'après les manuscrits par « Si Julianus non adierit, Vitalis hères esto». Or, le manuscrit 4539 abrège le premier nom de telle façon qu'il est impossible de le distinguer du second. Julianus, écrit « iul », paraît une abréviation plus condensée de Vitalis écrit « uital ». L'erreur de l'édition imprimée s'explique par ce manuscrit qui a servi de modèle à celui de l'impression.
Cet exemplaire a ceci de particulièrement intéressant qu'il est glosé en quelques endroits par des jurisconsultes de l'école de Bologne, Johannes Bassianus et Hugolinus. L'écriture des gloses portant le sigle Jo. b. paraît presqu'aussi ancienne que celle du texte ; on trouve d'Hugolinus une très longue glose au folio 72 ; elle a été par malheur, rognée en grande partie lors de la reliure. Elle est d'une main de la fin du xnr3 ou du commencement du xivc siècle.
8°. — Paris, bihl. nat. lat. 14612 (ancien Saint Victor 381) (folio 166 — folio 264). — Ce manuscrit a été cité par Savigny.
Il ne comprend que la Somme au code jusqu'au titre de pœnis. Le texte finit par les mots « benegnitatis sub ».
Au folio 206, col. 1. titre de edilitiis se trouve la
petite préface précédée des vers « Has legum summas... » également reproduits au début du traité.
Manuscrits perdus. — 1° Manuscrit de l'impression. — Le manuscrit, qui a servi à l'impression de la Somme au Code et de l'édition princeps de la Somme aux Instituts, ne peut être aucun des manuscrits précédemment énumérés. L'éditeur Rhodius se plaint de ses défectuosités. Les préfaces et les introductions ne devaient pas s'y rencontrer ; les noms propres y être défigurés ; la plupart des détails qui n'avaient pas d'intérêt juridique, retranchés ou rendus incompréhensibles. Aucun des manuscrits connus de nos jours n'est dans un si mauvais état. Il faut donc admettre l'existence d'un manuscrit propre qui a été perdu.
2° Manuscrit de Cujas. — Le catalogue de sa bibliothèque fait mention d'un manuscrit de Placentin. Il ne saurait être confondu avec les précédents car il est suivi d'une oeuvre littéraire qui ne se rencontre dans aucun autre. On sait d'ailleurs qu'un très grand nombre des manuscrits de Cujas ont été vendus et détruits pour servir de reliure.
3° Un inventaire de 1423, publié par Raine, fait mention d'un manuscrit appartenant à l'archevêque- Bowet de York sous le titre de Placent, super Instit. Il s'agissait probablement des deux sommes : la Summa Institutionum est en général la première et les catalogues donnent très souvent à tout le manuscrit le titre du premier ouvrage.
II. — Manuscrits du « de Varietate Actionum. » — Cinq manuscrits connus contiennent en tout ou en partie cet ouvrage : V Le ms. de Paris 4.44 L dont il a déjà été parlé et qui n'en contient qu'un fragment.