III. — PLAÏIE DU CUL-DE-SAC ET DES PAROIS LATÉRALES
Les plaies des parois latérales, si elles restent limitées au vagin, ne se différencient pas des plaies des autres parois ; mais, dès que la lésion gagne le paramètre, elle revêt un caractère de réelle gravité.
F. SÉJOURKET note, sur 7 observations : 3 morts, et une septicémie qui se termina par la guérison.
C’est que dans cette région, toute plaie profonde va déchirer des plexus veineux importants des artères, et ouvrir les espaces lymphatiques. Toutes lésions, qui seront le point de départ non seulement d’'hémorragie grave, mais encore d’infection du paramètre, d’où cellulite pelvienne, phlesémon du ligament large, pyohémie, septicémie.
De telles complications paraissent bien diproportionnées à la lésion initiale. Les hôtes normaux du vagin n’en laisseraient guère soupçonner la possibilité. Pourtant, elles ont été observées. Bien que les examens microbiens manquent, il y a tout lieu de penser qu’il s'agissait dans ces cas d’infection à streptocoques.
‘Ici encore, le cul-de-sac droit serait plus souvent atteint que le $auche pour la raison que nous avons précédemment signalée.
Toutes les plaies dont nous venons de parler, ont été constatées Chez des femmes pubères d'âge moyen. La plupart de ces femmes étaient normalement constituées et auraient dû être à l’abri de semblables désordres organiques. Il n’en est pas de même chez les très jeunes sujets victimes du viol. Le développement incomplet des organes génitaux ouvre le chemin à des dégâts destructifs qui ne connaissent plus de limites.
Les observations qui décrivent les lésions, souvent relevées sur des cadavres d’enfants, nous met-