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HISTORIQUE

Il est facile d’affirmer que les plaies du vagin ont comniencé à exister le jour où la vie humaine 2 paru sur la terre. [Il est même permis de penser -que le nombre de cas était aussi élevé que de nos jours, si, comme le croit le professeur DELBET, ces plaies s’observent surtout chez les peuples et les individus un peu rustiques, car l’acte physiologique, accompli normalement, ne peut amener pa-

reilles effractions.

En fouillant la bibliographie, nous avons constaté que des cas analogues avaient été rapportés depuis fort longtemps. Ainsi, POZZI, en 1897, dans son traité de £$ynécologie clinique, leur consacre un chapitre. SEBIN a rapporté un cas de plaie de la paroi recto-vaginale qui était déchirée depuis la vulve jusqu’au çul-de-sac de Douglas,

HET D net BARNÈS signale chez une vieille femme avec atrophie du vagin, un cas de déchirure (dû au coït) et

des lésions «pénétrant dans le péritoine.

BREUKY signale un cas analogue.

TARDIEU, en 1878, parle des plaies du vagin dans

une étude sur les mœurs.

SEVERCANNE a rapporté au Congrès de Chirurgie de 1893, des cas où, après défloration, il existait une

perforation de la cloison recto-vaginale.

TRILLAT, en 1902, à la Société des Sciences Médicales, a cité un cas d’arrachement du vagin.

WERTHERM, en 1903, signale au cours d’un premier coït, une rupture du cul-de-sac vaginal avec issue de plusieurs anses intestinales.

CARDAMIN rappelle l’observation d’une malade qui mourut d’hémorragie à son arrivée en gare Perrache. Cette hémorragie était due à une déchirure du vagin post-coïtü.

NENGEBAUER, en 1908, examine les lésions traumatiques sub-coïtus des organes sexuels de la femme. 2 |

AIGRET, en 1920, signale un cas de dédoublement de la cloison recto-vaginale.

COTTE opéra, en 1921, une femme de 26 ans, présentant une déchirure .due au rétrécissement du. vagin,

Ve M9 122

ESTACHY, en 1932, signale la rupture de la face’ postérieure du vagin.

BARROUX cite, en 1939, le cas d’une plaie du vagin qui amena la mort en 12 heures par hémorragie.

Ces, exemples démontrent la fréquence relative des plaies du vagin et souvent même leur gravité puisque SÉJOURNET, dans son rapport en 1920 à la Société de Gynécologie, signale 22 morts sur 170 cas présentés. |

Simple hémorragie sans plaie apparente, plaie de la paroi antérieure ou postérieure du vagin avec atteinte des parois latérales, et comme complication, atteinte des organes voisins rectum-urêtre, par dédoublement de la cloison recto-vaginale avec possibilité de communication avec la région abdominale, et issue de plusieurs anses intestinales dans le cul-de-sac vaginal. Telles sont les formes suivant lesquelles peuvent se présenter les plaies

du vagin au cours du coït.

CLASSIFICATION j

Ls plaies du vagin, au cours du coït, varient comme nous l’avons vu, d’après la gravité des lésions observées. Elles diffèrent ésalement par le siège de ces lésions. Elles prêtent à classement et à description. Ce sera l’objet de ce travail. Nous essayerons ensuite d’en expliquer le mécanisme et les causes! É

L’hémorragie étant le signe majeur de ces plaies, nous ferons un bref aperçu anatomique de la vascularisation du vagin. a

Les artères du vagin sont de chaque côté :

1° En haut, les branches vaginales de l’utérine et de la cervico-vaginale.

2° À [a partie moyenne du conduit, l’artère vaginale proprement dite ou artère vaginale longue,

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